Plus de 200 SDF occupent un immeuble à Paris pour protester contre les logements vacants

Publié par Elisa le 08 Jan 2019

Dimanche 6 janvier, plus de 200 SDF, mal logés et militants du collectif Droit au logement, ont occupé un immeuble du 13ème arrondissement de Paris pour protester contre les logements vacants.

 

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Crédits: Armel Balogog / Radio France

 

200 SDF protestent contre les logements vacants

Les sans-abris poussent un coup de gueule. Avec des mal logés et des militants du collectif Droit au logement, ils étaient plus de 200 à avoir réquisitionné un immeuble du 13ème arrondissement de Paris situé au 126 rue du Château-des-Rentiers. Cette action a été menée pour dénoncer les 346 000 logements vacants à Paris, ce qui représente 11,7% des habitats de la capitale. Ce sont 8% de ceux dans toute la France avec 8 millions de logements vides selon l’étude de l’Insee au 1er janvier 2018. C’est un ras le bol général de ces personnes en difficulté qui s’exprime. Deux banderoles sont déployées sur la façade de l’immeuble où l’on peut lire « 3 millions de logements vides » et « SDF Réquisition ». « C’est un immeuble vide depuis 2017 qui appartient au groupe AMUNDI, filiale du groupe bancaire Crédit Lyonnais-Crédit Agricole » explique le collectif. Le bâtiment était auparavant loué au ministère de l’Intérieur pour la police. « C’est un immense immeuble de dix étages, vide depuis plus d’un an, qui abritait les services de la brigade financière » déclare le porte-parole du Dal, Jean-Baptiste Eyraud.

 

 

Une expulsion violente par la police

Les SDF, mal logés et militants ont été violemment évacués de l’immeuble dans la soirée par la police. « Une femme enceinte et une mère blessées à la main et hospitalisées, de nombreuses mères de famille ont reçu des coups » explique Jean-Baptiste Eyraud. « Vers 20h30, la police a soudainement pénétré dans l’immeuble occupé par des sans logis du DAL, sans discussion préalable avec les représentants des occupants. Franchement on a été brutalisés. C’est scandaleux. C’est la première fois qu’on est traités comme ça depuis 20 ans« . L’association Droit au logement a annoncé qu’elle allait porter plainte. Après l’expulsion, le porte-parole s’agace « Comme d’habitude ce sont les propriétaires qui gagnent, et pas les gens en mal de logement”, commentent-ils à France Bleu Paris. “AMUNDI, le propriétaire, et ses 1 500 milliards d’euros d’actifs sont saufs !« .

 

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