3 nouveaux cas de bébés nés sans bras dans les Bouches-du-Rhône

L’affaire avait été médiatisée en octobre dernier. Et nous l’avions suivie de près. A quelques jours des premières conclusions de l’enquête sur des bébés nés sans bras (sans main, avant-bras ou bras), les familles de trois fillettes nées en 2016 ont alerté le Remera. 

 

Agénésie des bébés : les causes restent à déterminer

Le recensement des 3 fillettes nées sans bras vient s’ajouter à la longue liste de la quinzaine de cas déjà recensés. Les trois bébés sont nés en juin, août et novembre 2016, dans une zone située autour de Vitrolles, près de l’étang de Berre. La même zone, donc, que les autres enfants nés avec une agénésie dans le département. Des « cas groupés » selon nos confrères du Parisien.

 

Par cas groupés on entend un regroupement inhabituel d’un problème de santé dans un espace géographique et dans une période de temps donnés. Autrement dit, les malformations recensées seraient nettement supérieures aux probabilités.

 

Emmanuelle Amar, la première personne ayant alerté sur ces malformations en sa qualité de directrice du Remera, rappelle que « La science estime qu’une ATMS se produit lors d’une naissance sur 10 000. Il y a 27 000 naissances par an dans les Bouches-du-Rhône donc, avec trois agénésies par an, on est déjà au-dessus du nombre total attendu ».

 

Agénésie des bébés : l’environnement en cause

Si toutes les données ont été transmises à Santé Publique France (SpF), le ministère de la Santé assure que la ministre, Agnès Buzyn, suit de « près le dossier ». 

 

Au ministère, on assure que « de la même manière que des enquêtes ont été diligentées dans l’Ain, le Morbihan et en Loire-Atlantique », chaque nouveau cas doit faire l’objet d’enquêtes.

 

En octobre dernier, Agnès Buzyn annonçait que l’enquête associerait la SpF et l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses). Autrement dit, l’enquête se concentre sur des possibles causes environnementales.

 

Pour l’une des familles concernées, une procédure contre le gynécologue et la clinique de Vitrolles, où les échographies avaient lieu, a été engagée. Et pour cause : l’absence de main et d’avant-bras de leur bébé n’avait pas été repérée lors des examens.

 

Le problème reste celui du recensement. Les médecins épidémiologistes de SpF souhaitent voir l’arrivée d’un recensement des cas d’ATMS pour chaque département. Actuellement, ce ne sont que 6 réseaux qui sont opérationnels en France. Autrement dit, en moyenne, le registre existant ne couvre que 2 naissances sur 10. Les groupes de travail censés encadrer ce nouveau type de recensement n’ont toujours pas été formés.

bebe sans bras

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Publié par Mélaine le 21 Jan 2019
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