Les Fake News de la semaine

Protéger ses droits d’auteurs sur Facebook en disant non

C’est une vieille intox qui revient tous les ans et qui est très souvent beaucoup relayée sur les réseaux sociaux.

JE DECLARE QUE JE N'AI PAS DONNE MA PERMISSION.

Publiée par Isabel Delgado sur Mardi 11 décembre 2018

78 000 partages pour ce post qui précise que Facebook a le droit d’utiliser les données des utilisateurs mais qu’en partageant avec le message « Je déclare que je n’ai pas donné ma permission » l’entreprise n’aurait plus le droit.

Tout d’abord les lois précisées dans le post existent bien mais n’ont rien à voir avec la vie privée. Facebook n’est pas non plus devenu une entité publique et reste une entreprise privée. Et Facebook ne se cache pas, à partir du moment où un utilisateur crée un compte sur sa plateforme il accorde certains droits au réseau social :

« Lorsque vous partagez, publiez ou téléchargez du contenu couvert par des droits de propriété intellectuelle (comme des photos ou des vidéos) sur ou en rapport avec nos Produits, vous nous accordez une licence non exclusive, transférable, sous-licenciable, gratuite et mondiale pour héberger, utiliser, distribuer, modifier, exécuter, copier, réaliser publiquement ou afficher publiquement, traduire et créer des œuvres dérivées de votre contenu (conformément à vos paramètres de confidentialité et d’application). Cela signifie, par exemple, que si vous partagez une photo sur Facebook, vous nous autorisez à l’enregistrer, à la copier et à la partager avec d’autres personnes (une nouvelle fois, conformément à vos paramètres) telles que des fournisseurs de service qui prennent en charge notre service ou les autres Produits Facebook que vous utilisez. Vous pouvez mettre fin à cette licence à tout moment en supprimant votre contenu ou votre compte ».

Aucun post Facebook ne permet de déroger à cette règle et ne vous permet de vous abolir de leurs conditions d’utilisation.

 

Des Egyptiens ont détruit un sapin de Noël pour des questions religieuses

C’est en tout cas ce qu’affirme ce post à plus de 3k retweets et 2k j’aime :

Ce n’est cependant pas du tout un geste religieux selon Choucri Asmar, directeur de l’association Heliopolis Heritage Initiative à l’origine de l’installation : « Ce n’était pas du tout un geste contre Noël : il s’agit de jeunes venus des villes voisines d’Héliopolis, plus modestes, qui se sont amusés à détruire le sapin. C’est une manière stupide de s’amuser pour ces voyous mais ça n’a rien à voir avec la religion. La plupart des Egyptiens modestes ne font pas la différence entre Noël et Nouvel an, pour eux Noël n’est pas lié à la naissance du Christ mais aux fêtes de fin d’année. » a-t-il indiqué.

De plus ces détournements politiques de vandalisme ont déjà fait l’état de polémiques similaires en 2016.

 

Les amendes de radars sont redistribuées à des entreprises privées

Il y a quelques jours, est passée, sur France 2, une petite info qui fait réfléchir.Sur un ton humoristique, le…

Publiée par Philippe Leporcq sur Mercredi 19 décembre 2018

Pour commencer le reportage n’est pas récent et date en réalité de 2005. De plus si les radars sont bien entretenus par des entreprises privées et peuvent recevoir des fonds de fonctionnement, elles ne sont pas amenées à être « intéressées proportionnellement à la rentabilité des radars ».

En preuve le gouvernement rapporte que « toutes les entreprises titulaires du contrat d’installation et d’entretien du parc de radars automatiques ont été publiées sur le Bulletin officiel des annonces de marché public (BOAMP) ». Le site de la sécurité routière détaille également comment l’argent des radars a été redistribué l’année dernière.

Publié par Benjamin le 05 Jan 2019