Frappée à coups de poing et de canne, une femme de 92 ans succombe aux coups portés par son mari

Alors qu’un rassemblement a eu lieu ce dimanche premier septembre au Trocadéro, à Paris, pour dénoncer « le 100 ème féminicide«  depuis le début de l’année 2019, la Dépêche du Midi révèle ce lundi qu’une femme de 92 ans a succombé aux coups portés par son mari dans le Tarn.

photo d'illustration d'une voiture de police

Dimanche matin, vers 6h30, la fille d’une nonagénaire a retrouvé sa mère rouée de coups dans le logement de ses parents à Réalmont dans le Tarn. Sur place, les pompiers jugent l’état de la victime très préoccupant et l’envoient immédiatement au centre hospitalier d’Albi. Elle aurait reçu des coups de poing et de canne sur le corps et le visage. En raison de son âge et des coups qu’elle a subis, sa vie était entre la vie et la mort. Et ce lundi, la Dépêche du Midi a annoncé que la vielle dame de 92 ans a succombé à ses blessures. Elle est désormais le 101 ème féminicide de cette année 2019.

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Le mari de la victime placé dans un établissement psychiatrique

Après l’arrivée des secours sur les lieux de l’agression, le mari de la nonagénaire a été interpellé par les policiers d’Albi. Il a alors répondu aux questions des enquêteurs durant sa garde à vue et l’homme de 94 ans a été transféré dans un hôpital psychiatrique sur une décision médicale.

Afin d’éclaircir les circonstances de la mort de cette femme, une enquête a été ouverte, indique La voix du nord.

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Un rassemblement pour lutter contres les violences conjugales

Le même jour où la nonagénaire a été retrouvée, un rassemblement au Trocadéro pour dénoncer les violences conjugales a eu lieu. Une action organisée par des militantes du collectif #Noustoutes, rappelle Franceinfo.

Les manifestantes ont brandi leurs pancartes indiquant le nombre de féminicides depuis l’année 2019 ainsi que le nom des victimes de violences conjugales. Elles réclament « un milliard et pas un million » au gouvernement « pour lutter efficacement contre ces violences » , a assuré à l’AFP Anaïs Leleux, du collectif #NousToutes.

Pour lutter contre ce fléau, un « Grenelle des violences conjugales » s’ouvrira ce mardi 3 septembre à Matignon.

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Publié par Eugenie le 02 Sep 2019
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