La drogue du fou rire : ce nouveau fléau qui a déjà fait deux morts !

En mai dernier, Nadine et Daniel apprennent que leur fils de 19 ans décède d’un arrêt cardiaque. A priori, cela faisait des semaines que le jeune homme inhalé du gaz hilarant sous forme de bombes de dépoussiérant d’ordinateur.

 

 

Il inhale du gaz hilarant et décède d’un arrêt cardiaque

Yohan est un jeune homme sans histoire. Avec ses parents, il vit dans une maison de Lacroix sur Meuse, un petit village de 700 habitants près de Verdun. Et ce jour-là, ses parents se sont absentés pour un petit voyage aux Baléares. D’ailleurs, dès qu’ils arrivent à Majorque, ils lui envoient immédiatement un message auquel le jeune homme s’empresse de répondre « vous êtes sauvés.» En effet, il connaît la crainte de ses parents pour l’avion.

 

Seulement voilà, une heure plus tard, le téléphone sonne et un gendarme annonce aux parents que leur fils vient de décéder. Car ce soir-là, il a organisé une petite soirée entre copains d’enfance qui tourne vite au cauchemar. En effet, ils se sont mis à inhaler du gaz hilarant dans des ballons. « Ces gaz bloquent l’oxygène et sont bien plus dangereux que le protoxyde d’azote, qu’il est déjà ! », explique William Lowenstein, président de SOS addictions.

 

 

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« Ces gaz bloquent l’oxygène et sont bien plus dangereux que le protoxyde d’azote, qu’il est déjà ! »

 

Du gaz hilarant, bien plus fréquent qu’on ne le croit

Accablés de tristesse, les parents ne comprennent pas. En effet, leur fils de 19 ans était apparemment sans histoire. Et pourtant, l’autopsie révèle que cela faisait trois mois que le jeune homme prenait du gaz hilarant. Alors pour faire face à leur chagrin, les parents de Yohan ont décidé de monter une association sur Facebook pour prévenir les autres parents. Et malheureusement, il s’avère que ce genre de cas est bien plus fréquent qu’on ne le croit.

 

 

« À force d’en parler, des parents me racontent qu’ils ont, eux aussi, découvert des aérosols et des ballons dans la chambre de leurs enfants, raconte le docteur, inquiet. Je pense que cette pratique est totalement sous-estimée par les autorités sanitaires, » explique Bruno Frémont, médecin légiste à Verdun.

 

Source : Le Parisien

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Publié par Claire le 19 Déc 2018
 
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