Le député LaREM Jean-Jacques Bridey dans la tourmente, il se faisait rembourser deux fois ses notes de frais selon Mediapart !

 

Deux mois après les révélations sur les dîners fastes de François de Rugy et son utilisation frauduleuse de fonds publics, Mediapart s’attaque à un autre élu de la République en Marche. Le média d’investigation épingle ce lundi, le député du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey, coupable de s’être fait rembourser plusieurs de ses déjeuners et dîners… en double.

Avant de siéger aux côtés des députés de la majorité à l’Assemblée nationale, l’élu de 66 ans aurait bénéficié d’un double remboursement de ses notes de frais. Les faits qui lui sont reprochés remontent aux années 2016 et 2017, du temps où il cumulait les mandats comme maire (PS) de Fresnes et président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement (Semaf) de cette commune.

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Des notes de frais remboursées en double pour Jean-Jacques Bridey

Selon les informations dévoilées par Mediapart, Jean-Jacques Bridey bénéficiait donc d’un double remboursement, par la mairie et par la Semaf, de ses notes de frais contractées dans le restaurant « À la marée » du marché de Rungis. Habitué de cet établissement, situé à proximité de l’Hôtel-de-ville de Fresnes, l’élu s’organisait des déjeuners et dîners copieux avec une certaine appétence pour le luxe.

Il avait pour habitude de commander des coupes de champagne, huîtres, « king crabe », Saint-Jacques, homard et poissons fins, le tout accompagné d’une bouteille ou de plusieurs verres de vin. Il se serait fait ainsi rembourser pour un montant total de 4807,70 euros, soit 3975,90 euros en 2016 et 831,80 euros en 2017, selon le site d’investigation en ligne.

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« On ne va pas en faire un fromage ! »

Interrogé à ce sujet par le Parisien, Jean-Jacques Bridey a préféré minimiser cette affaire. « On ne va pas en faire un fromage » a d’abord expliqué l’élu, l’un des premiers à s’être rallié au mouvement d’Emmanuel Macron. Il assure qu’il remboursera les montants perçus, prétextant une « simple erreur d’inattention sur des doublons » .

L’ancien maire de Fresnes avait déjà expliqué à Mediapart qu’il « demandait un doublon » de ses tickets bancaires, adressés à la mairie, qu’il « rangeait avec ses autres justificatifs de frais » . « Il est alors peut-être arrivé que je transmette ces justificatifs en même temps que les notes de frais Semaf » précisait alors le député, qui reconnaissait s’être peut-être mélangé les pinceaux sur « quelques doublons » . La maire (PS) de Fresnes, Marie Chavanon parle de son côté « d’escroquerie » et réfléchit à engager des poursuites judiciaires contre l’ancien édile selon le Parisien.

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Publié par Maxime le 10 Sep 2019
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