Jean-Vincent Placé devant le juge : « J’ai honte d’être ici. Il y a longtemps que je bois trop »

Jean Vincent Placé, l’ex secrétaire d’état de Francois Hollande, s’est présenté devant le juge pour des faits de violences et d’outrages à agents. Il a donné sa version des faits devant les magistrats hier.

 

Un ancien ministre devant les tribunaux, un événement rare dans le monde d’aujourd’hui. Jean Vincent Placé, l’ancien sénateur de l’Essonne et ex secrétaire d’état du gouvernement Valls , comparaissait hier devant le juge du tribunal de Paris pour violences et injures raciales.

 

« J’ai honte, c’est dur d’être ici » confesse l’homme politique, présent devant les magistrats et déterminé a montrer sa vérité de cette nuit. L’homme politique, qui est passé depuis dans le monde des affaires privées, revient sur le devant de la scène pour s’expliquer de ses propos envers plusieurs personnes.

Une soirée arrosé qui dérape

Les faits se déroulent durant la nuit du 4 au  5 avril.  Près du bar « La Piscine » dans le VIe arrondissement,  l’ex ministre est placé en garde à vue pour « outrages à agents » après avoir insulté les forces de l’ordre de « tocards » et « connards ». Mais ce sont ses propos contre Vlad et son comportement envers Justine, qui font polémique. Durant la soirée, l’homme importune la jeune fille de 20 ans, en lui proposant de boire un verre et de danser avec lui. La femme refuse mais l’ancien sénateur insiste. Le vigile de l’établissement, qui se situe à St Germain des Près, s’interpose pour calmer l’homme de 50 ans. C’est à ce moment que la situation s’envenime.

 

L’ancien sénateur, qui a avait plus d’un gramme d’alcool dans le sang, colporte des propos racistes au vigile de l’établissement. Appelé à la barre, Mohammed, alias « Vlad », est un légionnaire de formation. Il raconte sa version des faits et se remémore les insultes prononcés par l’ancien ministre.  Il explique de manière explicite les paroles de l’ancien ministre.  » On n’est pas au Maghreb ici » aurait ainsi prononcé l’ancien ministre.

 

Il réfute les propos et se justifie

S’il reconnait un comportement inapproprié et une faute morale, l’ancien ministre rejette les accusations du vigile. « Je ne savais pas que Vladimir est maghrébin »  répond l’ancien ministre après les accusations. Il réplique en accusant le vigile de l’avoir giflé avant l’arrivée des policiers. »Devant les policiers, je ne suis pas dans un état normal, car je viens de recevoir une baffe » explique l’homme politique. « J’ai perdu le sens commun et j’ai lâché des noms d’oiseau » avant de s’excuser par la suite. Il ajoute « Il y a longtemps que je bois trop ». 

 

Peine perdue pour l’ancien ministre, le tribunal de Paris a requis 6 mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende.

 

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Publié par La Rédaction le 13 Juil 2018
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