Stacey Cunningham sera la première femme à la tête de Wall Street

Stacey Cunningham prendra ses nouvelles fonctions vendredi prochain après 24 ans de service dans la bourse de Wall Street appelée aussi le New York Stock Exchange (NYSE). Elle commençait en tant que stagiaire en 1994 mais vendredi prochain elle remplacera Tom Farley, l’actuel PDG.

 

Une première pour Wall Street

Actuellement, directrice des opérations du groupe NYSE, elle est entrée dans « l’arène » en 1994 pour un stage d’été lorsqu’elle n’était qu’étudiante. Deux ans plus tard elle entre dans le « floor » avec les traders à une époque où seulement quelques dizaines de femmes y travaillaient selon Les Echos. Le destin de la jeune femme était tout tracé.

 

À 43 ans, elle devient la première femme à la tête du plus gros empire financier depuis sa création en 1792.

Malgré l’essor des échanges électroniques et des bourses concurrentes, le NYSE a conservé sa spécificité et reste l’un des derniers marchés d’actions où des courtiers restent présents physiquement au parquet de négociations. Selon le Cboe Global Markets, NYSE Group accueille environ 22% des échanges d’actions aux États-Unis contre 19% respectivement pour le Cboe et pour Nasdaq. Cette dernière plateforme est aussi dirigée par une femme depuis 2017, Adena Friedman.

 

Les femmes en plein essor dans le milieu boursier

Elles sont encore peu nombreuses mais cela ne devrait pas tarder à changer. Les femme seraient plus efficaces que les hommes en bourse selon une étude des Hedge Funds research publiée il y a deux ans. Les Hedge Funds créés et gérés par des femmes ont généré un retour sur investissement moyen de 59,43% entre 2007 et 2015, alors que le niveau moyen constaté dans le secteur entier n’est que de 36,69%, les femmes ne représentent que 2% de l’ensemble des fonds.

 

En avril 2016, The Telegraph publiait une étude de l’University of California qui démontrait une fois encore de meilleurs résultats sur les performances de la gente féminine. Lorsque les marchés ont flanché, les femmes ont perdu en moyenne 2,5% contre 3,8% pour les hommes.

 

Alors pourquoi sont-elles si peu nombreuses ? Comment expliquer ces performances ?  Des spécialistes se sont penchés sur la question. En effet la majorité des femmes possèderaient trois importantes qualités primordiales favorisant les belles performances : elles « crânent »moins et se fixent des objectifs, elles font moins d’opérations en ciblant celles qui pourraient leur être profitables et enfin, elles possèdent une grande discipline. Ce faible ratio de femmes dans la profession vient tout simplement d’un faible ratio de candidats. Les grosses boites ne font pas vraiment « l’effort de parité » et embauchent les plus qualifiés, la finance étant un milieu majoritairement prisé par le gente masculine.

Publié par Inès Arrom le 26 Mai 2018