Maux de tête, vertiges, nausées … Et si c’était l’électrosensibilité ?

Publié par Mélaine le 27 Déc 2018

Ils sont de plus en plus nombreux à affirmer être intolérants aux « champs magnétiques ». On parle alors d’électrosensibilité. Mais qui sont ces personnes ? Comment définir cette maladie ? Ensemble, faisons le point.

 

Electrosensibilité : une définition floue

Il est assez difficile de parler d’une maladie sans en avoir une définition précise. Et c’est exactement le cas de l’électrosensibilité. Parce que la maladie est récente, que les chercheurs commencent à peine à l’étudier, sa définition reste floue. On ne peut alors s’en remettre qu’aux témoignages et aux associations.

 

L’électrosensibilité prend plusieurs formes.

 

La première est celle d’une intolérance. Le sujet commence alors à avoir des symptômes cliniques et biologiques en présence de champs électromagnétiques.

 

La seconde est la susceptibilité. Tous les sujets ne réagissent pas de la même manière aux différents champs magnétiques. Certains les tolèrent tandis que d’autres ne peuvent plus vivre près des radiations.

 

L’électrohypersensibilité est la troisième forme de la maladie. Le seuil de tolérance est alors minime : les sujets ne peuvent pas supporter la moindre fréquence, aussi basse soit t-elle.

 

Les facteurs qui provoquent l’électrosensibilité ne sont pas encore déterminés par la science. Cependant, une hypothèse est particulièrement étudiée : celle de la génétique.

 

Electrosensibilité : des témoignages chocs

Alors que la science n’en n’est qu’aux balbutiements sur le sujet, les témoignages, eux, affluent. Des associations se créent, comme celles de Electrosensibles de France et Priartem. Les sujets, quant à eux, mènent un combat. Celui de faire reconnaître la maladie.

 

Voici le témoignage de Céline :

« J’ai commencé à ressentir les premiers symptômes de l’électro-sensibilité en 2008, lorsque j’ai emménagé dans un nouvel appartement : je ressentais une grosse fatigue, des troubles de la concentration et de la mémorisation, des troubles de la digestion, de l’irritabilité. J’ai d’abord cru à une intolérance alimentaire mais les analyses médicales n’étaient pas concluantes. Ce sont des sensations de vertiges, indescriptibles, que je ressentais souvent. Et le fait que les symptômes disparaissaient lorsque je n’étais pas chez moi ont mis la puce à l’oreille d’un médecin qui m’a conseillé de consulter le professeur X. »

 

C’est lui qui mettra un nom sur son mal-être : une intolérance aux ondes électromagnétiques de basses fréquences.

 

Il lui propose de « débrancher mon boîtier Internet, mon ordinateur et tous les appareils électroniques. Presque instantanément, mes symptômes se sont volatilisés. »

 

Céline a tout de même du déménager dans une zone avec moins de réseau wifi pour retrouver la sérénité.

 

Sophie Pelletier : électrosensibilité au travail

Pour Sophie, son électrosensibilité était liée à son lieu de travail :

 

« En 2010, du jour au lendemain, je me suis mise à me réveiller toutes les nuits, brutalement, dans un état d’hypervigilance » . En 2011, les symptômes s’aggravent « Je ressentais des maux de tête lorsque quelqu’un téléphonait près de moi. Mais aussi de la tachycardie, des palpitations cardiaques et un épuisement général. Parfois, j’avais l’impression qu’un flux électrique me traversait le corps, c’était horrible ! »

 

Après de multiples examens, les médecins cherchent : pollution aux métaux lourds, maladie de Lyme, déséquilibres de la thyroïde … Rien. C’est en consultant un spécialiste que, là encore, le verdict tombe : électrosensibilité.

 

Sophie a été reconnue travailleur handicapé. Il aura fallu deux ans d’éloignement de son lieu de travail (à la Tour Montparnasse) pour que son quotidien redevienne calme.

 

Quand l’électrosensibilité est ingérable

Cette intolérance toucherait entre 2 et 5% de la population. Les femmes sont (de très loin) plus touchées que ces messieurs : 3 femmes pour 1 homme.

 

Et pour certains, la maladie n’est plus gérable. C’est le cas de Marine Richard, reconnue handicapée. Cette dramartuge a du quitter les planches pour se réfugier en Ariège où elle survit, loin des ondes. Elle milite actuellement pour que l’OMS reconnaisse la maladie et que des zones blanches soient créées pour accueillir les personnes qui souffrent.

 

Ces zones blanches sont des zones sans la moindre radiation. Pour en savoir plus sur l’électrosensibilité, c’est par ici !

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