L’upskirting : ce phénomène odieux qui consiste a prendre en photo le dessous des jupes des femmes prend une ampleur inquiétante…

L’upskirting : l’intimité dévoilée au grand jour

Caractérisé comme nouvelle « mode » depuis quelques années, l’upskirting est pourtant l’une des dernières choses dont les femmes du monde entier rêveraient de vivre ! Mais qu’est-ce que c’est l’upskirting ? Ce nom imprononçable désigne le fait qu’une personne vienne « gentiment » s’immiscer dans la vie intime des femmes en se permettant de prendre une photo ou une vidéo du dessous d’une jupe ou d’une robe.

 

Non vous ne rêvez pas, ça existe vraiment et il paraitrait même que ça se répand de plus en plus ! Vous l’aurez compris, des hommes vont s’amuser à mettre leur téléphone sous la jupe d’une femme. Comme on peut le voir dans la vidéo en tête d’article, ils vont prendre en photo ou en vidéo l’intimité de leur victime. Ce type de comportement se nommerait « de l’amateur voyeurisme« , mais en réalité, c’est une agression sexuelle. Vous vous dites sûrement, qu’aujourd’hui, les agressions sexuelles sont punies par la loi et que les victimes de ce genre d’agression n’ont qu’à aller porter plainte. Mais il y a un petit hic. En réalité, l’upskirting n’est pas puni par la loi, il n’est même pas cité en fait !

 

La goutte qui fait déborder le vase

En 2017, Anna Dovgaliouk, une jeune femme de 20 ans d’origine russe, a posté un clip vidéo sur Youtube concernant cette « nouvelle mode ». Dans cette vidéo, elle se rend dans différentes stations de métro et soulève sa jupe. Un moyen simple et efficace d’alerter le gouvernement mais aussi la population. À partir de là, Anna devint « l’incarnation du ras-le-bol » des femmes victimes de ces agressions.

 

Après Anna, plusieurs autres femmes ont voulu éveiller les consciences et changer la loi. En Angleterre, Wera Hobhouse, une députée et parlementaire libérale-démocrate, a fait de son combat la lutte contre l’upskirting. Il y a quelques mois, elle a créé et présenté un projet de loi visant à punir ce comportement. Dans ce projet, les agressions pourront encourir une peine maximale de 2 ans de prison. Après avoir été rejeté une première fois par un député conservateur, le projet a été récupéré par le gouvernement et sera débattu le 28 juillet prochain !

 

Mais rien n’est encore fait et ça, Gina Martin le sait très bien. Jeune femme originaire d’Angleterre, Gina a été victime d’upskirting. Rapidement, elle est allée porter plainte mais quelques jours plus tard, la justice avait classée son affaire. C’est à moment là que Gina a décidé de se renseigner sur la loi. Elle a donc découvert que ce type d’agression « n’entrait dans aucun cadre juridique ». Mais attendez, le pire est à venir !

 

Une affaire qui avait fait du bruit

En 2017, l’affaire au Grand-Duché de Luxembourg a montré que la loi dans de nombreux pays n’était pas du tout adaptée à ce type d’agressions sexuelles. Pendant plusieurs années, un homme prenait plaisir à prendre en photo l’intimité des femmes sous leur jupe, et cela dans les transports en commun. La justice a classé l’affaire sans suite. En effet, la loi affirmait que cette affaire ne relevait en aucun cas de « l’attentat à la pudeur, de l’outrage aux bonnes moeurs ou d’atteintes à la vie privée » ! Donc, selon la loi, un homme qui prend en photo le dessous de la jupe d’une femme dans un lieu public n’est pas une agression et encore moins une atteinte à la vie privée !

 

 

Qu’en est-il de la France ?

Alors qu’en Belgique, par exemple, la loi punit déjà l’upskirting, la France, elle, est à la traine. En effet, une victime en France va avoir beaucoup de mal pour avoir recours à la justice. La loi française ne définit pas l’upskirting comme une agression sexuelle car il n’y aurait aucun contact entre la victime et son potentiel agresseur. En France, ces agressions sont catégorisées comme du voyeurisme. Oui, du voyeurisme. Et encore ! La loi punit parfois le voyeurisme. Mais dans cette situation, il n’y a même pas de peine encourue. Comme vous pourrez le constater par vous-même, la loi française n’est pas tout à fait au point…

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Publié par Jeanne Tilly le 29 Juin 2018
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