Sa voisine est victime de violences conjugales, elle interpelle la police sur Twitter en diffusant les cris de la femme battue (vidéo)

Une horreur. Une toulousaine a publié, sur Twitter, les cris et hurlements glaçants de sa voisine, victime de violences conjugales et des insultes de son mari. La vidéo, tournée dans le hall de l’immeuble, témoigne de l’horreur endurée par cette femme.

 

Attention : cette vidéo peut être choquante.

Violences conjugales : « Mon voisin bat sa femme en toute impunité »

Samedi dernier, Sofia a vécu l’impuissance. Elle a témoigné des violences conjugales que subit sa voisine, au micro de franceinfo.

 

« J’ai été réveillée par des cris de femme qui venaient de l’appartement d’en dessous où vit un jeune couple. Je suis d’abord descendue avec ma sœur enceinte de 7 mois et une voisine pour tenter d’intervenir. L’homme nous a ouvert la porte, nous a insultés et nous a dit : « Vous n’avez qu’à appeler la police, j’en ai rien à foutre. » »

 

Sofia a donc composé le 17 à 6h35. Le commissariat se trouve à 50 mètres. Ils sont arrivés 30 minutes plus tard.

 

« Ils ont toqué à la porte et ont procédé à un simple contrôle d’identité. Les policiers ont demandé à la femme si tout allait bien, puis sont remontés chez moi me dire qu’il n’y avait pas de problème. Les policiers n’ont pas voulu rester dans le couloir pour s’assurer que ça ne recommencerait pas. »

 

Et pourtant, à peine la police partie, les cris ont repris. « J’ai rappelé la police pour qu’ils interviennent, mais ils on refusé de se déplacer à nouveau« .

 

Violences conjugales : « l’affaire est en cours de traitement »

Prétextant qu’ils avaient des choses plus importantes à faire, les policiers ne se sont pas déplacés. Une version que nient les autorités Twittant dans l’après-midi que « l’affaire est en cours de traitement ». D’après une source policière, la police se serait déplacée trois fois au total : deux fois le matin et une fois l’après-midi.

 

Le cabinet de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes, a contacté Sofia pour transmettre son signalement aux autorités. Aussitôt, les policiers sont de nouveaux intervenus « A chaque fois, les policiers n’ont pas constaté de traces d’éventuelles violences conjugales. On est plus dans la dispute, face à des gens qui parlent fort« .

 

 

La victime n’a pas souhaité porter plainte. Au sein de la mairie de Toulouse, une source affirme que « c’est souvent le problème dans ce genre de situation, malheureusement ».

 

La municipalité précise qu’elle est « en mesure de mettre à l’abri cette personne. Elle pourra être hébergée et prise en charge pendant deux semaines par une association. »  

 

Sofia, quant à elle, envisage de déposer plainte contre la police, pour non-assistance à personne en danger. D’autant plus que ce signalement n’est pas le premier.

 

Un premier signalement pour violences conjugales en janvier

Le 2 janvier dernier Sofia avait déjà contacté les forces de l’ordre, pour les mêmes faits. Les policiers sont bels et bien intervenus … 4 heures plus tard. 

 

Elle avait alors interpellé Marlène Schiappa sur Twitter en lui signalant les dysfonctionnements de la plateforme officielle de signalements en ligne de violences conjugales et sexistes.

 

Marlène Schiappa avait répondu à son tweet.

VIOLENCES CONJUGALES

 

Espérons que la jeune femme porte plainte et parte. Si elle nous lit, qu’elle le sache : elle n’a pas à vivre cet enfer. Frapper n’est pas aimer.

 

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Publié par Mélaine le 11 Fév 2019
 
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