Alerte L214 : l’abattoir polémique de Sobeval reprend son activité malgré les sévices infligés aux animaux !

Ce mercredi 4 mars 2020, L214 relaie sur son site un communiqué de presse délivrant des informations outrageantes pour la cause animale. En effet, suite à la vidéo sanglante postée par l’association le 20 février 2020, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume avait tardivement suspendu l’activité de cet abattoir litigieux. Or, la préfecture de Dordogne a décidé d’autoriser la réouverture de l’abattoir. Une nouvelle désastreuse pour l’association.

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L214 annonce la réouverture officielle de l’abattoir, retour sur une fermeture qui n’aura duré que quelques jours

Le ministre de l’Agriculture avait déjà mis plus d’une semaine pour annoncer la suspension administrative de l’abattoir de Sobeval. Selon L214, Didier Guillaume aurait été contraint de le faire à cause de fuites au sein des services du ministère de l’Agriculture, en plus de la pression médiatique et citoyenne apparue après la publication des vidéos cruelles.

L214 affirme que le ministre était au courant, depuis longtemps, des sévices commis sur les animaux et de la non-conformité de cet abattoir. Malheureusement pour lui, des informations ont fuité. Des hauts fonctionnaires du ministère auraient, par inadvertance, envoyé des mails suspicieux à L214.

Dans l’un d’entre eux était annoté la phrase suivante: « j’ai fait la liste des non-conformités indéniables, voire majeures relevées » . Cette nouvelle choc apparaissait alors que le ministère de l’agriculture démentait les propos de L214 et affirmait que cet abattoir respectait le bien-être animal.

Résultat, Didier Guillaume a été mis à mal par cette affaire et aurait été contraint d’ordonner cette fermeture temporaire tant attendue. Cette fermeture fut, en effet, extrêmement provisoire.

Une réouverture engendrée sous la pression des syndicats agricoles

Le mardi 3 mars, des syndicats agricoles (en l’occurrence Jeunes Agriculteurs et FDSEA 24) se sont mobilisés pour exiger la réouverture de l’établissement. Ils ont déversé une tonne de fumier devant l’antre de l’abattoir.

Pourtant, le ministre de l’agriculture avait avoué, le 28 février 2020, qu’il existait  « un manque de maîtrise des conditions d’abattage des animaux par les salariés de l’abattoir » . Après la dure bataille contre le ministère, c’est la préfecture qui cède à la pression des syndicats de la profession. 

Lors de la lecture de l’arrêté, la préfecture assure que la société Sobeval a présenté « ses propositions d’amélioration du dispositif de maîtrise des conditions de l’abattage conventionnel » , c’est tout de même la moindre des choses après les images de torture qui ont été dévoilées. 

Puis, des « opérateurs en charge du respect des règles de protection animale ont été formés « afin de pouvoir répondre aux nouvelles modalités d’abattage qui devront être mises en place.

La préfecture affirme aussi que ce nouveau processus d’abattage sera sous le contrôle « du service vétérinaire d’inspection (SVI) de l’abattoir » .

En tout état de cause, l’association L214 semble outrée de cette réouverture. Brigitte Gothière, la cofondatrice de l’association a certifié qu' »en 3 jours, il est impossible d’avoir pallié aux défauts de structure et de formation du personnel au sein de cet abattoir. Il est scandaleux que la pression des syndicats et autres intérêts économiques privés passe avant le simple respect d’une réglementation qui pose des limites – pourtant minimales – aux souffrances endurées par les animaux » . Affaire à suivre.

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Publié par Salomee le 05 Mar 2020
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