Les perroquets eux aussi peuvent rougir d’émotion !

Vous pensiez être le/la seul/e à rougir dès qu’on vous fait un compliment ? Et bien non ! C’est un nouveau mystère : les perroquets, eux aussi, sont capables de rougir !

 

Les perroquets rougissent

Le phénomène a été observé pour la première fois au zoo de Beauval, en France. Cinq Aras du zoo ont été minutieusement observés … Et une équipe de chercheurs s’est rendue compte que les perroquets étaient capables de rougir !

 

Les résultats ont été publiés mercredi dernier dans la revue scientifique américaine PLOS One. Ils mettent en évidence que les joues des Aras est nue, sans plume. La peau est blanche. Et c’est cette peau toute blanche qui, lors d’interactions avec les soigneurs, se mettait à rougir.

Les perroquets réagissent aux bons moments

Ce qui est impressionnant, c’est que, comme l’explique à l’AFP Aline Bertin qui a dirigé l’expérience : « les oiseaux n’ont pas de muscles sur la face. Ils n’ont jamais été étudiés pour leurs expressions faciales »

 

Et pourtant, les analyses sont sans appel : c’est lorsque les perroquets ressentent des choses positives qu’ils rougissent ! Ce seraient donc les petits vaisseaux sanguins cachés sous la peau (et autour des yeux) qui s’irrigueraient plus facilement.

 

Alors, si les perroquets, lors de l’expérience, ont pu prouver qu’ils se mettaient à rougir lorsqu’il leur arrivait de vivre quelque chose de « positif », Aline Bertin explique que « on ne sait pas si les oiseaux peuvent ressentir des émotions positives » mais l’expérience permet d’ouvrir le champ des possibles pour « mieux comprendre la sensibilité des oiseaux ».

 

Les oiseaux et la science

Alors qu’ils nous entourent en permanence, il faut savoir que nous disposons de très peu de connaissances sur la « sensibilité » des oiseaux. Et pourtant, ce que nous savons, c’est qu’ils sont très intelligents et que leur intelligence est comparable à celle des mammifères. D’ailleurs, bien des oiseaux sont capables de ruse, d’utiliser des outils et de résoudre des problèmes.

 

La chercheuse explique que « On n’imagine pas que l’oiseau peut avoir un monde émotionnel aussi complexe qu’un primate, un chien ou un chat. Cela ne choque personne de voir des perroquets en animaleries dans une cage, alors qu’on ne voit plus de primates. Il y a un décalage. »

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Publié par Mélaine le 03 Sep 2018
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