Cet Italien utilise le street art pour combattre le néofascisme

Le discours néofasciste a bien tristement fait son grand retour en Italie avec l’arrivée au pouvoir de Matteo Salvini. Les partisans de l’extrême droite osent de nouveau s’exprimer et ce, même sur les murs. Des tags antisémites et racistes sont apparus sur les bâtiments italiens. À Vérone, un street artiste les transforme en nourriture. Cibo, de son vrai nom Pier Paolo Spinazzè, a décidé de combattre la violence par le street art. L’artiste se sent spécialement concerné par ce problème. En 2008, un de ses meilleurs amis a été assassiné par des militants racistes. « Il y a des croix gammées, des insultes racistes. J’ai atteint un point de saturation et j’ai décidé de les faire disparaître » déclare l’italien.

Pour lui, nourriture et tolérance vont de paire. Il explique que tous les aliments qu’il peint ont des origines différentes. Les cupcakes viennent de New-York, les tomates de Colombie et le basilic d’Inde. Un mélange culinaire et visuel qui fonctionne. Les tags néofascistes disparaissent sous du street art coloré et appétissant. Quand d’autres insultes apparaissent, il vient les recouvrir avec une nouvelle compositions. Après tout, Vérone est la ville de Roméo et Juliette et donc la ville de l’amour. Elle ne cèdera pas à la haine et Cibo la défendra toujours.

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Publiée par Cibo sur Lundi 25 mars 2019

Publiée par Cibo sur Samedi 23 mars 2019

Publiée par Cibo sur Samedi 23 mars 2019

Publiée par Cibo sur Samedi 23 février 2019

Publiée par Cibo sur Samedi 23 février 2019

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Publié par Constance le 02 Mai 2019
 
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