Frappée par son harceleur en pleine rue, elle publie les messages de haine reçus depuis son agression… lamentable !


Après s’être fait violemment gifler suite à l’agression d’un harceleur de rue, Marie Laguerre publie désormais les messages qu’elle a reçu sur les réseaux sociaux.

 

L’agression de trop

Tous les médias en avaient alors parlé. C’était en juillet dernier, en pleine rue, à Paris. Sur les images d’une vidéo surveillance, on peut voir un homme venir gifler violemment une jeune femme. Cette femme, c’est Marie Laguerre, une jeune étudiante de 22 ans. Lorsqu’elle est passée près de l’homme en question, celui-ci a commencé à faire des bruits mimant une relation sexuelle.

 

Outrée, l’étudiante lui a alors répondu « ta gueule », pensant que l’homme ne l’entendrait pas. Malheureusement, l’homme a décidé d’aller prendre un cendrier et de commencer à la suivre. Il lui a alors jeté dessus puis l’a giflée. Marie a alors décidé de porter plainte et de rendre publique la vidéo de l’agression. La vidéo a alors fait le tour du Net, entraînant avec elle son lot d’insultes.

 

L’agression commentée

Alors qu’il n’y a aucun doute à avoir et que la jeune femme poste la preuve de son agression, certains n’en démordent pas : il s’agit là d’une manipulation. Alors, Marie a décidé de publier un recueil des messages de haine reçus depuis son agression. Le mercredi 29 août, on pouvait alors découvrir, en images, tout ce que les internautes avaient osé lui envoyer. Un déni, énième agression. Une opération coup de poing qui permet de mettre en avant l’image de la victime qui devient bourreau !

 

Alors, bien sûr, il y a ceux qui minimisent « ça va, c’était juste une claque, la prochaine fois, tu feras gaffe à comment tu parles aux gens« .

 

Il y a les conspirationnistes « ça se trouve c’est un pauvre innocent mais comme il faut un coupable, on prend quelqu’un qui ne peut pas se défendre. Pour moi, c’est un coup monté pour faire oublier l’affaire Benalla. En plus, les me too détestent les hommes ». « Ras le bol de cette vidéo montée de toute pièce pour justifier la loi débile de la Schiappa ». Il y a ceux qui trouvent drôle de commenter son physique « en même temps, le mec qui essaie de draguer cette personne a très mauvais goût en matière de femmes … Si cette histoire est vraie … » . Et il y a bien sûr les propos racistes.

 

 

Le cyberharcèlement aussi est une agression

Marie Laguerre le rappelle : le cyberharcèlement est un délit puni par la loi. Et la note est salée : 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Finalement, ce jeudi 30 août, l’homme qui avait agressé la jeune femme comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris. Son procès a, finalement, été renvoyé à plus tard.

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Publié par Mélaine le 03 Sep 2018
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