Mémoire écologique : la Grande Barrière de corail s’acclimate au réchauffement climatique

Publié par Mélaine le 01 Jan 2019

Dans l’horreur de tout ce que peut engendrer le réchauffement climatique, il existe quelques bonnes nouvelles. Nous vous avions parlé dans cet article d’animaux qui donnaient naissance à de nouvelles espèces. Désormais, ce sont les coraux qui, eux aussi, s’adaptent.

 

Un réchauffement climatique qui créé de nouvelles espèces

C’est l’observation satellite de la Grande Barrière de corail qui a révélé un moindre blanchiment des coraux en 2017. Cela veut simplement dire que les coraux tentent de s’adapter au réchauffement climatique.

 

Alors que plus rien ne semble épargner les océans, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change nous offre une lueur d’espoir :

 

« Nous avons découvert, grâce aux instruments satellites de l’Agence Américaine d’Observation Océanique et Atmosphérique permettant d’étudier le blanchiment du corail, que les coraux au Nord de la Grande Barrière ont été les plus exposés au stress thermique en 2016. Nous avons, toutefois, été stupéfaits d’observer moins de blanchiment en 2017, car les températures ont été encore plus extrêmes que l’année précédente. Les coraux morts ne blanchissent pas une seconde fois. La partie Nord a perdu des millions de coraux sensibles à la chaleur en 2016, et la plupart des survivants ont été les espèces les plus résistantes. En conséquence du blanchiment, le mélange d’espèces est en train de changer très rapidement ».

 

La « mémoire écologique » en réponse au réchauffement climatique

La mémoire écologique. Une belle expression qui explique que « les résultats de 2017 dépendaient des conditions vécues par les coraux un an plus tôt. La mémoire écologique montre que ces événements répétés agissent maintenant dans leur ensemble de façon inattendue ».

 

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les coraux créent de nouvelles espèces, plus résistantes et acclimatées au réchauffement climatique.

 

Pourtant, ne nous leurrons pas. Comme l’explique l’étude, « c’est seulement une question de temps avant que nous n’assistions à un autre épisode de blanchiment de masse, déclenché par la prochaine vague de chaleur marine ».

 

En 20 ans, seuls 7% des coraux ont été épargnés par le réchauffement climatique. Un désastre malgré l’infime espoir relayé par ces quelques signes de résistance.

 

 

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