Adolescente violée et tuée à Nantes : le lourd passé du tueur interpelle…

Le 20 août dernier, le corps calciné d’une adolescente avait été retrouvé à Nantes. Une semaine après, un suspect a été placé en garde à vue. Il a fini par passer aux aveux : le multirécidiviste a violé et tué la jeune fille.

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Le suspect du meurtre d’une adolescente à Nantes avoue tout !

C’est l’affaire qui a bouleversé la ville de Nantes depuis dix jours. Une adolescente de 15 a été retrouvée calcinée le 20 août. L’enquête a mené au suspect François V. , un homme de 45 ans qui a déjà été condamné pour de nombreux viols. Après son arrestation mercredi 27 août, il a fini par passer aux aveux ce samedi. Il a reconnu avoir violé et tué la jeune femme. Il s’était bien rendu rue Aldophe-Moitié dans le but de commettre ce crime et avait même déjà fait des repérages dans les environs.

Le 20 août, il repère alors la jeune fille et lui demande de l’accompagner pour porter un carton dans un appartement inoccupé en travaux, un mode opératoire qu’il avait déjà employé. Il a alors abusé d’elle, l’a étranglée avant de l’asperger d’eau de javel et de mettre le feu à l’appartement. Les pompiers découvrent alors son corps au milieu des flammes. C’est une verbalisation pour stationnement gênant le jour des faits qui a permis aux autorités de retrouver rapidement le suspect. Son ADN était aussi sous les ongles de la victime.

Un récidiviste qui a encore frappé

Cette affaire est ressentie comme “un échec pour la société” selon un magistrat au vu du passé du tueur. En effet, en 2005, le meurtrier avait déjà frappé. Directeur de site industriel à l’époque, le suspect est condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour neuf viols, trois tentatives de viols et une agression sexuelle. Les victimes subissaient un calvaire : elles étaient bâillonnées, ligotées voire sous la menace d’un couteau.

Toutefois, François V. sort de prison dès 2016 et refait sa vie en Loire-Atlantique. Yvon Ollivier, procureur adjoint de Nantes, explique que la justice avait constaté une forme de “stabilisation ” : il avait une compagne, un nouvel emploi et voyait tous les deux mois un psychothérapeute. “Dans ce dossier, on a affaire à quelqu’un qui présentait une figure tout à fait lisse” , a expliqué le procureur adjoint. Le suspect est à ce jour placé en détention provisoire et mis en examen.

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Publié par Romane le 30 Aug 2020
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