Ces gens normaux se prennent pour des chevaux le weekend : ils réalisent leurs fantasmes de dressage

Ils pourraient être vos voisins, vos amis ou membres de votre famille. Mais quand vous avez le regard tourné, ils organisent des après-midi latex, collants nylon, cravaches, cuir et masques en silicone. Ils sont membres du Ponies on the Delta, un club de fétichistes qui accueille celles et ceux qui ont pour fantasmes de se transformer en poneys. Ils se retrouvent à la Nouvelle-Orléans, dans une prairie, et assouvissent leurs fantasmes hippiques. Regardez la vidéo pour découvrir les activités de dressage qu’ils pratiquent lors de leurs rencontres.

 

Les fétichistes hippiques assouvissent leurs fantasmes

« Nos événements sont des compétitions comparables à celles qu’on organise avec des chevaux », explique Joey. C’est vrai que les courses consistent en des sauts d’obstacles ou à des chorégraphies exécutées en fonction des coups de fouet. Sauf qu’ici, il n’y a pas de chevaux, mais des humains déguisés en équidés. Certains sont plutôt des poneys, d’autres des chevaux, et bien sûr, il y a des cavaliers pour les monter. Rayne Storm et sa femme Eve Smith, par exemple, pratiquent cette activité fantasmagorique en couple, deux fois par an. Selon eux, c’est même le secret de longévité de leur couple.

 

Ils se prennent pour des chevaux

Les costumes sont faits sur mesure, par les participants. Ils achètent des équipements destinés aux chevaux et les arrangent pour les adapter à leur morphologie. « Ça peut devenir très coûteux. On est très fiers de nos costumes ». Une femme, qui se fait appeler Pony Whinn, lors des compétitions, fait exprès de devenir incontrôlable une fois qu’elle a une selle sur le dos. « Quand je suis un poney, je suis très jouette. Je suis libre et sauvage. J’aime donner des coups de pieds dans la charrue et ne pas épargner mon cavalier. » Autant le dire tout de suite, ces chevaux aiment plutôt se faire punir. Tout est un jeu de domination.

 

Ils se sentent libres quand ils font ressortir leur nature intérieure

Les « chevaux » mordent un bâillon et leurs cavaliers les dirigent à coups de fouet. « Quand je mets le bâillon dans la bouche de Rayne, c’est comme un rituel entre nous. Il a besoin d’un petit temps de transition. Je sens à travers son mordant, le moment où il passe d’une mentalité d’homme à celle d’un cheval. Nous sommes des honnêtes citoyens tout normaux du lundi au vendredi. Donc, pouvoir sortir et prétendre être quelqu’un d’autre le weekend est si amusant. C’est une question de pouvoir exprimer notre nature intérieure ».

fétichistes deviennent des chevaux fantasmes

Crédits : Caters News Agency

Publié par Nicolas F le 23 Juin 2018