Des soignants détournent le clip d’Orelsan pour leurs revendications


Des soignants du CHU de Toulouse ont voulu faire passer un message, et le moins que l’on puisse c’est que cela a marché…

 

Les soignants qui tirent la sonnette d’alarme

Le clip d’Orelsan « Basique » qui avait eu un gros succès en septembre dernier, n’est apparemment pas près de s’essouffler. Des soignants du CHU de Toulouse ont détourné le clip du rappeur normand pour leurs revendications. La vidéo a été publiée ce lundi 11 juin sur Facebook. Les revendications des soignants sont simples : montrer qu’ils sont contre les mesures appliquées par les directions hospitalières régionales.

 

« Soignant, c’est une vocation mais ça ne veut pas dire qu’on ne va pas perdre patience. Simple. Le taf de quatre fait à deux, tu deviens pas Shiva même si t’es en transe. Basique. » Au rythme de la chanson d’Orelsan, les soignants toulousains fustigent les moyens accordés à l’hôpital public, le manque d’effectifs, la concurrence du privé, « tout un système qui se délite. »

 

Le clip fait actuellement le buzz avec plus d’un million de vues déjà. A vrai dire, le clip est visuellement réussi. Avec le décor composé de l’hôpital Purpan , les voies du tramway, tout cela en une séquence comme le rappeur français, c’est fort. Et comme Orelsan à la fin du clip, on aperçoit un message constitué d’humains « SOS » pour conclure . Juste avant le dernier plan, le clip enchaîne avec un plan large sur le groupe de syndicalistes avec pour légende une citation d’Ambroise Croizat : « La santé n’est pas une marchandise mais un droit. Les usagers ne sont pas des clients. Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. »

Le format du clip déjà reprit auparavant

En effet, des avocats avaient repris le concept d’Orelsan déjà, les soignants de Toulouse l’ont à leur tour perpétué. Les aides-soignants se plaignent des conditions de travail ainsi que l’accueil des patients  dans un contexte qui inspire un malaise profond de tous.

 

Une solution sera peut-être trouvée grâce au buzz que réalise cette vidéo.

Publié par Curtis Macé le 15 Juin 2018