Il voulait relier l’Ardèche à l’Inde pour un « voyage philosophique » en tracteur… mais il se fait arrêter à Monaco !

Publié par Mélaine le 24 Fév 2019

Il y a des aventuriers quelque peu extraordinaires. Et c’est exactement le cas de Marc Jardin, qui a décidé de relier l’Ardèche à l’Inde dans un esprit voyage philosophique. Un voyage qu’il fait à bord de son tracteur. Un Massey Ferguson de 1958.

Un voyage qui tourne (presque) court

C’est aux abords de Monaco que Marc Jardin est repéré. Et pour cause : il ne passe pas inaperçu.

 

Souhaitant relier l’Ardèche à l’Inde, l’homme a décidé de faire ce voyage en tracteur. A l’arrière de son tracteur, une roulotte qu’il a construit lui-même et dans laquelle il peut dormir et manger. Sauf que voilà, à Monaco, visiblement, un tracteur de 1958, ça ne passe pas.

 

Tant et si bien qu’à peine arrivé près des frontières monégasques, les autorités locales lui ont interdit de circuler dans les rues de Monaco.

 

Mais qui n’est pas Marc Jardin qui veut ! L’homme, loin de se braquer, pense à une autre solution et, avec humour, déclare que les policiers « ont eu peur de mon Massey de 58. Il est rouge Ferrari ». Toujours est-il que l’homme part sur un parcours alternatif, en longeant les frontières.

 

Un voyage plein de questions

Marc Jardin est un aventurier. Un aventurier qui s’intéresse aux autres. Son voyage, ce n’est pas pour lui l’occasion d’aller bronzer en Inde. Non. Ce voyage, il le fait dans un tout autre esprit. Celui de comprendre. Comprendre le monde qui l’entoure et recueillir des témoignages.  

 

« D’après vous, pourquoi le monde en est arrivé là ? Qu’est-ce qui pourrait changer le monde ? Qu’est-ce que le bonheur selon vous ? Quel est votre plus gros problème dans la vie quotidienne ? » Des questions qu’il pose, au hasard des rencontres, sous l’œil de sa caméra. « Les enfants répondent plus facilement que les adultes. Eux veulent toujours être surs d’avoir la bonne réponse ».

 

Et il est prêt. Prêt à parcourir le monde. Il sait qu’en Iran ou en Afghanistan, il rencontrera des groupes politiques ou religieux intégristes mais ce n’est pas grave : « Je veux leur poser la question. Je veux savoir ce qu’ils ont à dire ».

 

Souhaitons donc à cet homme pour qui, le principal « c’est le voyage, pas le but » de recenser autant de réponses que de vies. Et, si au hasard des routes, vous le croisez, n’hésitez pas à lui offrir un peu d’hospitalité. Parce que Marc, pour ce voyage, recherche à manger dans les poubelles des supermarchés « j’ai découvert qu’ils jettent beaucoup de nourriture encore consommable (…) En Ardèche, ce que je trouvais, je le partageais. Je ne sais pas si je trouverai toujours dans les autres pays, on verra bien. » 

 

Alors, un petit repas près du feu lui ferait certainement le plus grand bien. Avec beaucoup d’humanité, il vous racontera certainement que certains ont eu, un jour, des réponses à ses questions. Qui sait ? Un beau voyage, l’ami !

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