QI moyen des Français : êtes-vous dans la moyenne ou pas ?

Le QI, on en parle beaucoup mais finalement, on en sait assez peu sur le sujet. Le QI signifie quotient intellectuel et est le résultat d’un test psychométrique qui permet de définir « l’intelligence » d’un sujet. Une définition assez obsolète qu’il convient de prendre avec beaucoup de pincettes. Aujourd’hui, on vous parle du QI moyen des Français.

 

LE QI moyen des français en baisse !

Et oui, c’est moche à dire mais notre QI moyen est en baisse. Et nous ne sommes pas les seuls. Depuis la seconde révolution industrielle, les Anglais ont perdu pas moins de 14 points de QI ! Nous autres Français avons perdu 3 points de QI entre 1999 et 2009. Et en gros, cette chute vertigineuse concerne tous les pays d’Europe du Nord, et tous les pays industrialisés.

 

Mais alors, comment expliquer la baisse du QI moyens des Français ? Et bien on doit bien avouer que l’on a relayé pas mal de tâches à nos machines depuis quelques années non ? Je vais vous citer de nombreux exemples qui vont vous prouver que l’on utilise de moins en moins son cerveau. Et vous allez vous rendre compte à quel point nous avons, au fil du temps, mis nos cerveaux en veille en leur confiant de moins en moins de choses à faire.

 

Par exemple, êtes-vous capable de me dire de combien de personnes vous connaissez le numéro de téléphone par coeur ? Très peu non ? Evidemment, vous ne les tapez jamais ces numéros, ils sont enregistrés dans vos téléphones bien au chaud, permettant ainsi à vos petits cerveaux de faire dodo en attendant.

 

Combien d’entre vous ont dégainé leur application calculatrice quand il a fallu diviser la note par 5 au restaurant ? Vous êtes nombreux pas vrai ? Encore une fois « avant », vous ne vous promeniez pas avec votre calculatrice Casio dans le sac ou dans la poche. Vous faisiez appel à votre petit ciboulot pour faire le calcul de tête et vous vous en sortiez très bien.

 

Passiez-vous autant de temps devant la télé avant ? Certainement pas, il y avait moins de chaines donc moins de choix. Regarder la télé n’est pas forcément mal mais trop, si ! En effet, pendant que vous regardez la télévision, votre cerveau est en total passivité. Quand vous lisez un livre, il est en activité ! Si vous regardez la télé plus de 3 heures par jour, cela peut avoir un impact sur votre cerveau. Vous l’habituez à la passivité. Commencez par réduire d’un quart d’heure et lisez un peu ou faites des mots croisés par exemple. Puis passez à 20 minutes, puis 30 et ainsi de suite.

 

Les exemples comme ceux là, il y en a des tas. Mais il y a d’autres facteurs qui font baisser notre QI notamment le stress et la fatigue. Et il y a une chose qui est une grande source de stress : la conduite ! Si vous conduisez plus de 2 heures par jour, vous faites probablement du mal à votre cerveau. Autant que possible, évitez les sources de stress qui sont très nocives pour lui. Je vous l’accorde, ce n’est pas quelque chose de facile, mais au final vous sentirez même les effets à court-terme. Et pour cause, un cerveau moins stressé est un cerveau qui fonctionne bien mieux. Car je fais ici référence au mauvais stress évidemment. Pas au stress qui boost et qui permet de décupler ses capacités, non non. Ce stress nocif qui vous embrume l’esprit. Le bannir c’est donner une bouffée d’oxygène à votre cerveau.

 

Les perturbateurs endocriniens menacent nos QI ?

Autre explication : les perturbateurs endocriniens. De plus en plus présents et de plus en plus pointés du doigt, il font des ravages sur notre santé mais aussi sur notre cerveau en ayant une action néfaste sur l’iode, un micro-nutriment absolument essentiel au bon fonctionnement de notre cerveau. Les perturbateurs endocriniens sont malheureusement présents dans votre nourriture (via certains additifs notamment) mais aussi des des matériaux comme des boites hermétiques et aussi dans les cosmétiques, les déodorants, des shampoings etc…

 

Notez également que selon les études, les personnes dotées d’un fort QI vont avoir tendance à avoir des enfants qui ont eux aussi un fort QI. Attention, je ne dis absolument pas que le QI est génétique mais plutôt lié à la stimulation intellectuelle. Toutefois, ces personnes à « haut QI » ont tendance à faire des enfants plus tard dans leur vie. Et par conséquent, à en avoir moins que les personnes qui ont leur premier enfant jeune. Cela engendrerait donc une baisse de la représentation des « hauts QI » dans la population. Cette analyse reste toutefois malheureusement bien réductrice et socialement très discutable.

 

Le QI moyen des Français

Bon, parlons peu parlons bien, quel est le QI moyen des Français ? Et bien sachez qu’il est de 98 comme nos amis espagnoles et américains. Nos confrères Belges, Allemandes, Finlandais, Polonais et Suédois sont à 99 de QI , les Norvégiens et les Anglais à 100 juste derrière les Italiens à 102. Les Ukrainiens et les Russes sont à 97 et les Portugais à 85. *

 

Si vous connaissez votre QI, vous savez donc un peu où vous situer. Mais surtout, gardez à l’esprit que cela ne vous définit pas et que vous avez tout intérêt à stimuler votre cerveau en lisant et utilisant votre cerveau dès que possible. Prenez le réflexe de ne pas reléguer toutes vos tâches à des appareils. Le cerveau, c’est comme un muscle, si on ne l’entretient pas, il se relâche. Méfiez-vous aussi des tests de QI que l’on trouve sur internet. Bien que ludiques, ils sont finalement assez peu fiables.

 

Le QI, un réel révélateur de notre intelligence ?

Depuis la création des tests de QI, les choses ont beaucoup évoluées et heureusement. Car en effet, « l’intelligence » d’une personne ne peut pas se résumer à un simple test, bien d’autres paramètres entrent en compte. Enfin, sachez que le QI peut évoluer et beaucoup ! Si ce test a été créé dans le but de repérer les enfants en difficultés scolaires, il n’est aujourd’hui pas le seul indicateur à prendre en compte.

 

Le QI ne définit absolument pas une personne. Elle n’est pas le reflet de l’instruction, de la curiosité intellectuelle, de l’ouverture d’esprit etc. Le QI ne doit à aucun moment avoir un caractère discriminant, il doit être simplement analysé comme indicateur dans un ensemble et un contexte.

 

*Statistiques issues d’un travail mené entre 2002 et 2006 par les professeurs Britannique Richard Lynn et Finlandais Tatu Vanhanen dans plus de 80 pays.

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Publié par Elsa le 06 Déc 2018