J’ai testé pour vous un déménagement très minimaliste

Publié par Mélaine le 16 Fév 2019

Ah les déménagements : une véritable angoisse. Je vais vous raconter le mien ou comment je suis repartie de zéro en déménageant. Un déménagement minimaliste, ultra rapide et sans regret.

 

Pourquoi j’ai opté pour un déménagement minimaliste

Pour comprendre le cheminement, il faut revenir au point de départ : le déménagement de mes parents. Sans être de gros consommateurs, ils ont accumulé. Et vider une maison qui regroupe 50 ans de vie, ce n’est pas une mince affaire.

 

Et je les voyais, mes parents, exténués à la tâche, éprouvés par les souvenirs. Retrouver des choses improbables, des petits bouts de je-ne-sais-quoi qui « pourraient servir un jour ». Des dessins d’école. Des bouts de livres. Quelques cartons de tasses ébréchées qu’on garde « parce que ce sont des souvenirs ». Des jeux de société auxquels personne n’a jamais joué, pour la simple et bonne raison qu’il manque les 3/4 des pièces. Bref, ce genre de choses que nous avons tous chez nous et qu’on redécouvre … A chaque déménagement.

 

Et moi, de mon côté, j’avais mon déménagement. A savoir : je suis maman. Ce qui veut dire que j’avais chez moi ma vie et celle de ma fille. L’angoisse. Moi, Reine de la procrastinationVous allez comprendre.

 

Un déménagement très minimaliste

J’étais déjà une fervente lectrice de tout ce qui touchait de près ou de loin au minimalisme. Sans non plus être convaincue à 100%, parce que vivre dans un endroit glacial, sans le moindre souvenir, ce n’est pas mon objectif. Sauf que là, c’était l’évidence. J’avais à partir à 1 000 kilomètres de chez moi et je n’avais pas les moyens (ni l’envie) de louer un camion.

 

Et soyons honnêtes, rien (non, rien de rien), chez moi ne tenait plus debout. Procrastination oblige, cela faisait un an que je me disais qu’il fallait quand même que je vire ce lave-vaisselle qui avait rendu l’âme. Mon lit ? Deux ans que je voyais bien que quand il manque une latte sur deux, ça fait mal au dos. Mon canapé devait avoir deux fois mon âge et 100 fois ma fatigue.

 

Puis il y avait les jouets de ma fille. Tous les parents comprendront de quoi je parle : difficile de trier dès lors que plus rien n’est vraiment entier. Mais, vous savez ce que c’est : « Oh mais ça, c’était pour son premier anniversaire. Ça ? Ses (quelques centaines) dessins d’école. Oui, je sais que ça ne fonctionne plus, mais elle a tellement joué avec ! »

 

Vous voyez ce que je veux dire.

 

Sauf qu’au bout d’un moment, ce n’est plus vraiment possible. Savoir qu’un tri est à faire vous trotte en tête en permanence et vous bouffe de l’énergie. Vous fait perdre du temps à ranger, re-ranger, re-re-ranger … J’avais pris ma décision : j’allais faire don de nos affaires et ne garder que ce qui nous importait et nous servait vraiment.

 

Minimaliste : un cabas par pièce

Donc, une fois le décor planté, vous comprenez mon désarroi.

 

Un soir, épuisée par ce ménage qui me prenait toutes mes soirées, je me suis posée dans ma salle de bain. Je me suis demandée ce que j’allais pouvoir garder. Résultat ? Un sac. Je me suis dit qu’un cabas par pièce serait amplement suffisant. Et rapidement, je me suis même rendue compte que certains sacs n’étaient pas remplis. A chaque objet que je prenais dans les mains, je me posais plusieurs questions, inspirées de la méthode Konmari, mais pas que :

 

Est-ce que cela m’est vraiment utile ?

Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?

Vraiment : est-ce que j’aime telle chose ?

Quelle est la probabilité que je réutilise/relise/rouvre ceci ? (et là, surprise : cette question vous fait donner beaucoup de choses)

 

Résultat : en se posant ces questions, vous comprenez que tout ce qui vous entoure n’est rien. Ce sont des choses, inertes. Rien d’autre. Mais ce travail est épuisant, parce que oui, se poser ces questions, replonger dans les souvenirs, ce n’est pas de tout repos. A vrai dire, c’est parfois même douloureux. Mais il était nécessaire. 

 

C’est par à-coups que j’ai organisé mon déménagement, parfois trop fatiguée pour y voir clair. Et tout est rentré dans une simple voiture. Tout. Et ce, grâce au minimalisme. Certaines choses n’ont pas été évidentes. C’est le cas des livres, par exemple. Chez moi, il y en avait plus de 300. Mais les transporter ne me mettait pas en joie. Les garder près de moi non plus. Alors j’ai fait des dons. J’ai donné, offert. Et c’est sans aucun regret. 

 

Comment ce minimalisme m’a sauvé

Avec le recul, je peux en parler. Ce déménagement, au lieu d’être un véritable enfer à été un nouveau départ. Mais se séparer de tant d’objets et de souvenirs n’a pas été une mince affaire.

 

Mais, comme je préfère voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide, cela m’a également obligée à repenser mon mode de consommation. Parce que non, avoir, ce n’est pas être. Parce qu’aujourd’hui, chaque nouvel achat est réfléchi : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Est-ce que cela m’est vraiment indispensable ? 

 

Opter pour un déménagement minimaliste, c’est s’autoriser un retour à l’essentiel. Et l’occasion de repenser son mode de vie.

 

En se débarrassant de tout ce qui encombre, c’est une sensation (ô combien agréable) d’allègement et de liberté qui vous envahit. C’est se rendre compte qu’on est bien, avec peu. Et cela, à plusieurs niveaux.

 

Moralement : je ne me sens plus envahie. Et, si c’est simple à imaginer, c’est tellement mieux à vivre. Je ne passe plus à côté de choses qui m’oppressaient. J’ai gardé des souvenirs qui me rendaient heureuse. Qui, une fois mis en évidence dans mon nouveau chez-moi, retrouvaient toute leur valeur.

 

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, c’est ma fille qui a le mieux vécu ce désencombrement. Et j’en suis fière. Parce qu’elle aussi, a redécouvert ces choses qu’elle aimait. Elle en prend grand soin et est désormais capable de se concentrer sur une activité plutôt que de mettre sens dessus-dessous sa chambre.

 

Au quotidien : je sais désormais que je n’ai plus à m’occuper d’un ménage oppressant qui me prenait tant de temps et d’énergie. Je me sens libérée, loin d’une contrainte qui m’était coutumière : celle de reculer le moment où je rentrerai chez moi parce que je savais qu’une tonne de choses à faire m’attendait. Depuis, je dors mieux, je suis bien plus zen et reposée. CQFD.

 

Et vous ? Avez-vous déjà envisagé un grand désencombrement ? Etes-vous conquis par le minimalisme ? Ou, au contraire, cela ne vous intéresse pas ?

En savoir plus sur : - - -

 
0