Assemblée Nationale : 2 amendements concernant la santé des enfants rejetés

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Le 27 mai dernier, deux propositions de loi concernant la réglementation des produits trop gras, trop sucrés et trop salés à destination des enfants ont été soumises à l’Assemblée Nationale. Sans succès.

 

Des publicités alléchantes pour les enfants

A l’heure du petit déjeuner ou du goûter, c’est le festival des réclames vantant les produits préférés des enfants. A coup de publicités colorées mettant en scène les héros de leurs dessins animés préférés, nos têtes blondes sont souvent influencées et exigent les produits qu’ils ont vu à la TV lors des courses au supermarché. Malheureusement, il s’agit souvent de produits trop gras, trop salés et trop sucrés qui retiennent leur attention …

 

Pour pallier à ce problème et réduire les risques d’obésité enfantine et autres problèmes de santé, des députés LREM, socialistes, insoumis et LR ont tenté d’interdire ou de limiter les spots publicitaires faisant la promotion des produits trop riches ayant pour cible les enfants de moins de 16 ans. En vain.

 

Amendement rejeté

 

Le 27 mai dernier, la proposition de loi a été soutenue par plusieurs élus. Anne-Laurence  Petel (LREM) a soulevé qu’en France, un enfant sur six était atteint de surpoids, et que l’obésité représentait un coût considérable pour la société. Loïc Prud’homme (LFI) a quant à lui, évoqué « un lavage de cerveau des jeunes » et « un enjeu majeur ».

 

Certains élus, plus modérés sur la question ont proposé une action pour responsabiliser les parents. Le Ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a souligné « le rôle de régulateur du CSA » pouvant intervenir sur les contenus sans pour autant légiférer. L’amendement a finalement été rejeté, les conséquences économiques ayant été mises en avant.

 

Même sort pour le Nutri-score

Plusieurs députés LREM, MoDem et LFI ont ensuite abordé la mention du Nutri-Score, code couleur à apposer sur tous les supports publicitaires, imaginé pour rendre plus lisible l’étiquetage nutritionnel. Là encore, la question n’a pas fait l’unanimité, certains élus invoquant l’impossibilité de rendre obligatoire l’étiquetage sur un plan juridique. L’amendement a également été rejeté.

Publié par Helene le 01 Juin 2018