Coronavirus : on en sait plus sur la thèse du virus échappé du laboratoire de Wuhan !

Olivier Reynard, chercheur au Centre International de recherche en infectiologie (CIRI) de Lyon, a donné des informations précieuses concernant la thèse de la fuite du virus du laboratoire de Wuhan à Capital. Via ses connaissances des laboratoires hautement sécurisés de type P4, il ne croit pas à cette fuite. Il est convaincu de l‘origine naturelle du covid-19. Retour sur ses propos !

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La haute sécurité des laboratoires P4 empêche la fuite des virus, selon Olivier Reynard

En pleine crise sanitaire, des thèses concernant la fuite du virus d’un laboratoire hautement sécurisé de Wuhan ont surgi ! En effet, des chercheurs travaillant sur le virus du sida auraient utilisé des coronavirus pour tester des traitements et auraient malencontreusement laissé échapper cette construction humaine.

Olivier Reynard, un chercheur qui travaille au sein du même type de laboratoire à Lyon, est persuadé du contraire. En effet, il dément cette thèse et en explique les raisons.

Selon lui, « de par la conception de ce type de laboratoires et les règles de travail, il n’y a, a priori, aucune de possibilité de fuite » . En effet, « les labos de Lyon et de Wuhan sont placés en très forte dépression pour empêcher la fuite dans l’environnement de micro-organismes pathogènes«  . Il continue en affirmant que « même une brèche importante dans la structure ne permettrait pas la fuite d’un agent pathogène » . 

Pour lui, ce virus est d’origine naturelle : « il a pu passer de la chauve-souris à un autre hôte animal, peut-être le pangolin, avant d’arriver jusqu’à l’homme » . 

Des règle de sécurité strictes empêchant la fuite du virus

En plus d’une construction hautement sécurisée de ces laboratoires, les conditions de travail sont hyper encadrées et empêcheraient la fuite d’un quelconque virus. En effet, « l’aéroportage d’un virus vers l’extérieur est impossible, de par la conception de ce type de lieux et notamment le principe des douches de décontamination » explique le chercheur.

À côté, il affirme que « les chercheurs travaillent en scaphandre, avec trois ou quatre épaisseurs de gants et procèdent au contrôle de leurs équipements avant et après travail«  . De plus, « ils sont soumis à des procédures de décontamination dont les standards sont extrêmement élevés » et « le niveau de décontamination est adapté à des virus qui sont beaucoup plus résistants que le coronavirus ou Ebola » . En d’autres termes, il est quasi-impossible qu’un virus sorte de ce type de laboratoire. 

Olivier Reynard laisse tout de même planer un doute. En effet, il rappelle que ses propos sont valables « à condition que les procédures de biosécurité aient été respectées » .

Source : Capital.

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Publié par Salomee le 12 Mai 2020
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