Covid-19 : 2 nouveaux drames parmi les médecins

Depuis le début de la crise sanitaire, les professionnels de santé affrontent la maladie. Ils sont en première ligne pour braver courageusement ce virulent virus. Or, ce courage et cette détermination ont fait perdre la vie à 9 médecins, depuis le début de l’épidémie. Deux praticiens de plus sont décédés à la suite d’une contraction du covid-19. Retour sur la mort de ces héros.

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Deux médecins décèdent après avoir contracté le covid-19

Kabkéo Souvanlasy est un médecin de Sevran de 65 ans. Il avait contracté le covid-19 et était en réanimation depuis un mois à l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Malgré le courage et la détermination de l’équipe médicale, ce médecin a succombé à la maladie. Selon les dires de sa cousine, ils auraient « tout fait » pour lui sauver la vie. Or le virus a remporté cette bataille. Ce médecin immigré est arrivé en France en 1975 avec sa famille. Laotien, il était réfugié politique. Kabkéo Souvanlasy reprend alors des études de médecine à Rouen. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé en première ligne pour affronter cette crise sanitaire.

La deuxième victime est un médecin généraliste nommé Philippe Lerche, exerçant à Villers-Outréaux, vers Cambrai. Il est décédé à l’âge de 64 ans. Le directeur de l’Agence Régionale de Santé, Étienne Champion, a souhaité saluer « le courage et l’engagement des professionnels de santé » face à cette épidémie désastreuse et envoyer un message de condoléances aux proches de ce héros déchus de la crise : « au nom de toutes les équipes de l’ARS, je tiens à adresser mes plus sincères condoléances à sa famille » .

C’est une triste nouvelle.

Le covid-19 reconnu automatiquement comme une maladie professionnelle pour les soignants

Mardi 21 avril 2020, le Ministre de la Santé, Olivier Véran a souhaité reconnaître de façon automatique la maladie comme étant une maladie professionnelle: « s’agissant des soignants (…) nous avons décidé une reconnaissance automatique comme maladie professionnelle, avec indemnisation en cas d’incapacité temporaire ou permanente«  . Cette reconnaissance est valable pour les professionnels soignants travaillant en libéral. En effet, elle s’applique à l’ensemble des soignants « quel que soit leur lieu d’exercice, à l’hôpital, en Ehpad ou en ville » .

En effet, ce statut permet une indemnisation automatique sans apporter la preuve « qu’il a été contaminé sur son lieu de travail » , « on considérera qu’il l’a été » . Il s’agit d’une présomption de contamination sur le lieu de travail. Ce n’est pas à la personne malade de prouver qu’elle a été contaminée sur son lieu d’exercice de l’activité.

Pour tous les autres héros de la crise, une contamination pourra être reconnue comme maladie professionnelle seulement si la personne en apporte la preuve. C’est à dire, démontre que la maladie à été contractée « du fait de la profession que j’exerce » . Pour cela, il faudra saisir le comité médical qui tranchera et donnera son verdict.

Cette épidémie n’est pas sans conséquences. Des femmes et hommes décèdent tous les jours quand d’autres prennent des risques pour tenter de les sauver. C’est une belle chaîne de solidarité. Mais cette chaîne n’est pas sans risque. 

Source: L’express. 

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Publié par Salomee le 22 Avr 2020
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