Coronavirus : homme ou femme, qui est le plus à risque ?

Le covid-19 tuerait majoritairement les hommes. En effet, les premières données épidémiologiques venant de Chine et d’Italie prouvent que le coronavirus touche plus gravement les hommes. Mais quel super pouvoir les femmes possèdent t’elles? Le chercheur Jean-Charles Guéry nous explique les probables immunités profitant aux femmes.

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Des données démontrant une plus forte résistance des femmes face au coronavirus

Grâce à des données épidémiologiques fournies par la Chine et l’Italie, les spécialistes ont découvert que les hommes étaient beaucoup plus susceptibles d’être fragilisés par le covid-19. En effet, le virulent virus tuerait beaucoup plus d’hommes que de femmes. Notamment en Italie, pays dans lequel 60% des cas malades sont des hommes. De plus, 70% des défunts sont de sexe masculin. Ces informations proviennent de l’Agence Nationale de Santé Publique. 

Selon le responsable de l’équipe de recherche Inserm « différences liées au sexe dans l’immunité : mécanismes et physiopathologie » à Toulouse, c’est le fait de plusieurs éléments: « certains seraient liés au mode de vie. Par exemple, en Chine les hommes fument plus que les femmes et ont aussi un taux plus élevé de diabète de type 2 et d’hypertension artérielle. D’autres facteurs seraient d’ordre biologique, les femmes développant des réponses immunitaires de plus forte amplitude et de meilleure qualité que les hommes en réponse à des infections virales ou aux vaccins“ .

De plus, l’ADN des femmes est composé de deux chromosomes X, chromosome qui serait porteur de nombreux gènes de l’immunité. Les hormones féminines, nommées oestrogènes, seraient également de ferventes protectrices de leur système immunitaire.

Des tests hallucinants ont été réalisés et démontrent l’effet protecteur des oestrogènes

Dans le cas du SRAS, des études ont été menées sur des cobayes souris et elles démontrent clairement l’effet positif des oestrogènes. 

Selon le spécialiste toulousain, “il existe clairement un effet protecteur de cette moléculeLorsque l’on infecte des souris avec le SRASla mortalité des mâles est beaucoup plus élevée que celle des femelles. Lorsqu’on enlève les ovaires des femelles (et donc la source d’œstrogènes), ou lorsqu’on les traite avec des médicaments qui bloquent le récepteur aux œstrogènes (comme ceux utilisés dans le traitement du cancer du sein), la mortalité rejoint celle des mâles à plus de 80%. On ignore à ce jour s’il s’agit d’un effet direct sur le système immunitaire ou sur d’autres tissus.“  . 

Les femmes disposent donc d’une réponse immunitaire supérieure à celle des hommes. Cela avait déjà été observé avec le vaccin contre la grippe. Les femmes auraient besoin d’une dose deux fois moins conséquente que les hommes. Attention, avec l’âge, la réponse immunitaire féminine décroit.

Selon le chercheur Jean-Charles Guéry, ces études préliminaires sont importantes pour la suite des recherches scientifiques sur un vaccin contre le covid-19: « adjoindre une supplémentation à base d’œstrogènes ou des molécules apparentées, au futur vaccin contre SRAS-Cov-2, pourrait le rendre bien plus efficace.“ .

Bien que ces observations sont d’une grande utilité pour la recherche sur le covid-19, il s’agit encore d’une piste à creuser. En effet, “d’autres études seront nécessaires chez l’être humain et l’animal pour mieux comprendre les mécanismes responsables de ce biais de sexe«  , rappelle le chercheur.

Encore une fois, ce n’est pas une raison pour les femmes de relâcher la pression vis à vis des règles de confinement. L’important est de rester, bien au chaud, chez vous pour éviter une propagation du virus.

Source: Sciences Avenir.

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Publié par Salomee le 26 Mar 2020
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