Rapport sexuel forcé : le nombre glaçant de femmes qui révèlent en avoir été victime

Le mouvement féministe #NousToutes révèle les résultats affolants après un appel à témoignages. Avec plus de 100 000 participants, l’appel passé sur les réseaux sociaux dévoile une vérité taboue sur le consentement et les abus sexuels.

Une enquête #NousToutes sur le consentement

#NousToutes

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Les témoignages #NousToutes

Publié ce 3 mars, les résultats de l’appel à témoignages lancé par le mouvement féministe #NousToutes sont glaçants. Il s’agit d’un questionnaire de 30 questions destiné aux couples hétéros, sur le consentement et leurs expériences sexuelles passées.

Plus de 100 000 personnes dont 96 600 femmes ont répondu à cette enquête sur le consentement. Il est révélé dans le communiqué de presse, que 9 femmes sur 10 “déclarent avoir fait l’expérience d’une pression pour avoir un rapport sexuel”. Malheureusement, “C’est un chiffre impressionnant mais il a peu étonné parmi les militantes, c’est la réalité”, déclare Caroline de Haas.

Pire, 1 femme sur 6 affirme que son premier rapport sexuel était non consenti. “Pour 36% [de ces femmes], ce rapport a eu lieu avant leurs 15 ans” , partage #NousToutes.

Autre statistique effrayante : “Plus d’une répondante sur deux (53,2%) déclare avoir fait l’expérience avec un ou plusieurs partenaires d’un rapport sexuel avec pénétration non consenti”. Selon Caroline de Hass, “c’est le chiffre qui montre à quel point on a un problème grave” .

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Que va-t-il se passer après l’enquête de #NousToutes ?

Près de la moitié des femmes ont eu droit à des remarques dévalorisantes, si par malheurs, elles n’avaient pas envie d’avoir un rapport. Par “remarques dévalorisantes”, il s’agit de “T’as jamais envie” ou “À force, je vais aller voir ailleurs”.

Enfin, plus de 80% des femmes interrogées ont subies des violences psychologiques physiques ou sexuelles. Ce type de paroles étaient prononcées : “t’es un mauvais coup”, “de toute façon, personne d’autre ne voudra de toi”, par exemple.

Face aux résultats et au nombre important de participants, le mouvement #NousToutes interpelle le gouvernement. Il faudrait mettre en place une requête représentative “pour mesurer à quel point c’est un problème”. Selon Caroline de Haas : “On est face à un problème d’éducation de la société sur le consentement”.

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Publié par Justine le 03 Mar 2020
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