Choquant : Les professeurs d’un collège outrés par une “directive sexiste” de la part du principal

“Il nous est demandé d’accueillir dans un premier temps les garçons décrocheurs de 3e, puis les garçons décrocheurs de 4e”. C’est avec ce discours que le principal du collège Victor Hugo situé dans l’Académie de Seine-St-Denis briefe son équipe. Sur le point d’accueillir les élèves restants, les professeurs du collège se sont réunis afin d’obtenir des précisions supplémentaires sur la rentrée. Mais elles n’ont pas été du goût des enseignants outrés par la “directive sexiste” de leur supérieur.

le principal d'un collège donne une directive sexiste au personnel enseignant

 

A lire aussi: Un acteur condamné pour exhibition sexuelle près d’un collège

Une directive jugée sexiste par les enseignants

Quelques membres du corps enseignant du collège Victor Hugo ont adressé une lettre au Recteur de l’Académie de Créteil le 3 juin dernier. Ils s’y offusquent des propos sexistes tenus par le principal du collège Victor Hugo et refusent d’appliquer la nouvelle mesure. En effet, il leur a été exigé d’accueillir en priorité les “garçons décrocheurs” des classes de 3e et 4e. Pour leur part, les filles en décrochage devront attendre. “Mettons qu’une fois les élèves de 6e et de 5e accueillis, il nous reste une capacité de 60 élèves; si nous avons une liste de 65 garçons décrocheurs et 10 filles décrocheuses, il m’est demandé d’accueillir prioritairement les garçons. Nous accueillerons donc 60 garçons” , rapporte le Parisien.

La priorité des garçons sur leurs camarades de classe de sexe féminin a du mal à être accepté par les professeurs. Les syndicats se mobilisent depuis plusieurs jours afin de faire changer cette “directive sexiste”.

Une maladresse selon la Direction

La Direction académique de Seine-St-Denis a démenti ce dimanche l’existence de cette “directive sexiste”. Elle a précisé qu’il s’agissait là d’une maladresse de la part du principal du collège. “Le problème est réglé depuis vendredi soir. C’est une maladresse du chef d’établissement. On ne triera pas les élèves selon qu’il s’agit de filles ou de garçons”. Une affirmation que certains ont du mal à croire, à l’image de cet enseignant du collège Victor Hugo qui a affirmé: “J’ai du mal à croire à une maladresse“.

A lire aussi: Coronavirus : ces écoles obligées de faire machine arrière une semaine après leur réouverture…

Source: Le Parisien

Publié par Elodie le 09 Jun 2020
0