Un arbitre suspendu pour avoir humilié un jeune lutteur en lui coupant ses dreadlocks avant un combat

Un arbitre de lutte a été suspendu pour deux saisons, suite à une décision prise lors d’un combat, qui a causé des troubles à l’un des lutteurs. Alan Maloney a demandé à un jeune lutteur de 16 ans de couper ses dreadlocks avant une rencontre. Une vidéo, que vous pouvez voir ci-dessus, a été prise au moment où une assistante est montée au bord du terrain pour lui couper les cheveux.

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Un arbitre humilie un jeune lutteur en lui faisant couper ses cheveux

La Division des Droits civils de l’État du New Jersey qui se portait partie civile a déclaré : « Les résultats de l’enquête ne laisse aucun doute que l’arbitre déchu a totalement mal agi dans la façon dont il a traité Andrew. » Pour ces raisons, il a été demandé à ce qu’il soit déchu à vie du droit de professer son métier d’arbitre. Finalement, la sanction requise à son encontre sera une suspension de sa licence pour deux saisons. Ce que reproche l’avocat du jeune lutter Andrew Johnson, est l’humiliation qu’il lui a infligée en décembre dernier, qui serait une preuve de son racisme. Ce jour-là, Alan Maloney a obligé le lutteur de 16 ans à se couper les cheveux avant un combat régional, le cas échéant bien il serait disqualifié. Le jeune sportif avait 90 secondes pour prendre sa décision.

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L’arbitre est suspendu pour deux saisons

Laissant peu de choix à l’adolescent, celui-ci a accepté de se faire couper les cheveux juste avant la rencontre. Comme on peut le voir dans la vidéo, une assistante est venue lui couper ses dreadlocks. La famille du jeune homme reproche que cette décision soit basée sur un critère ethnique et que cela est une marque de racisme envers la communauté afro-américaine. Le règlement de lutte prévoit simplement de couvrir la tête dans le cas où les cheveux seraient trop longs. Suite à cet incident, la fédération américaine de lutte a également décidé d’adapter son programme de formation des arbitres dès la saison 2020-2021. La formation insistera dorénavant bien sur le fait que le règlement se base sur la longueur des cheveux et non sur le style capillaire. De son côté, l’arbitre a fait savoir en mars dernier qu’il portait plainte pour diffamation et pour troubles émotionnels.

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Le règlement prévoyait simplement de couvrir la tête

L’avocat du jeune homme a pourtant bien insisté que l’arbitre avait fait preuve de racisme, citant les dépositions des témoins. Alan Maloney ne s’était pas plaint de la longueur des cheveux d’Andrew, comme le prévoit le règlement, mais bien de sa coiffure, qu’il disait « ne pas être dans son état naturel », et qualifiant les dreadlocks de « tresses ». Selon le règlement de la Fédération nationale des Associations des lycées, à l’arrière, les cheveux ne peuvent descendre plus bas que le haut du col d’une chemise et sur les côtés, ils ne peuvent pas descendre plus bas que les lobes des oreilles. Devant, ils ne peuvent pas descendre plus bas que les sourcils.

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Crédits : SNJ Today

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Publié par Nicolas F le 22 Sep 2019
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