Elle pensait que ses maux de tête venaient du stress des examens… les médecins découvrent une tumeur de 5 cm

Des maux de tête persistants, une fatigue écrasante, et des médecins qui parlent de carence en B12. À 20 ans, Annelise Donelon pensait simplement que son corps encaissait le stress de la fac. Sauf que derrière ces symptômes banals se cachait une réalité bien plus brutale : une tumeur cérébrale cancéreuse de 5 cm, logée au cœur de son cerveau.
Annelise, 20 ans : quand la fatigue et les migraines masquent le pire
Tout commence fin 2024. Annelise — Annie pour ses proches — étudie le génie chimique à l’université de Newcastle, en Angleterre. Elle se plaint de fatigue et de maux de tête récurrents. Rien d’alarmant en apparence.
Son médecin diagnostique une carence en vitamine B12. On lui prescrit des injections. Mais rien ne change. Les symptômes s’intensifient, surtout à partir d’octobre 2025. Les traitements contre la migraine échouent, les pistes hormonales aussi.
Sa mère, Lisa Donelon, raconte : « On pensait que c’étaient les hormones, les migraines ou le stress des examens. » Pourtant, Annie sentait que quelque chose clochait. Comme quoi, certains signaux du corps méritent qu’on insiste auprès des professionnels de santé.
Les céphalées empirent au point de devenir insoutenables. Annie décrit la douleur comme « une scie à ruban » qu’on lui passerait sur un côté du visage. Une deuxième visite aux urgences finit par déclencher un scanner. Et là, tout bascule.
Face à des symptômes persistants, savoir reconnaître les alertes peut littéralement sauver une vie. Dans le cas d’Annie, des mois ont été perdus avant que le bon examen soit prescrit.
Un scanner révèle une tumeur de 5 cm enfouie dans le cerveau
Le scanner CT ne laisse aucune place au doute. Les médecins découvrent une volumineuse tumeur de haut grade, nichée dans l’un des ventricules cérébraux — ces cavités remplies de liquide au centre du cerveau.
La masse bloquait la circulation du liquide céphalorachidien. C’est cette pression accumulée qui provoquait les maux de tête dévastateurs d’Annie. Lisa se souvient du coup de fil : « On m’a dit qu’ils avaient trouvé une lésion. Je ne peux même pas décrire ce qu’on ressent à ce moment-là. »
Le 22 octobre, Annie entre au bloc opératoire du Salford Royal Hospital pour une craniotomie de 11 heures. La tumeur, profondément enfouie, est en grande partie retirée. S’ensuivent six semaines de radiothérapie, durant lesquelles elle perd tous ses cheveux.
Malgré l’opération, les scanners de contrôle n’ont pas pu confirmer l’éradication complète de la tumeur. La famille d’Annie le sait : le combat ne fait que commencer. Quand on sait que la détection précoce du cancer reste un enjeu mondial, chaque mois perdu pèse lourd.
Lisa refuse de baisser les bras : « On ne peut pas rester les bras croisés. Même si en la regardant, on ne devinerait rien, nous savons à quel point c’est grave. » La famille se tourne alors vers des solutions que le système de santé classique ne propose pas encore.

Immunothérapie en Allemagne et rêve de biochimie : Annie refuse d’abandonner
Déterminée à explorer chaque avancée scientifique, la famille engage un véritable parcours médical international. Un profilage moléculaire est réalisé dans une clinique privée à Londres. Puis direction Paris pour une thérapie moléculaire ciblée.
L’étape suivante : l’Allemagne, où Annie doit débuter un traitement d’immunothérapie encore en phase d’essai. Le principe ? Créer un vaccin personnalisé, fabriqué sur mesure à partir du profil exact de sa tumeur. Ce type de traitement n’est pas encore disponible sur le NHS britannique.
Pour financer tout cela, la famille a lancé une cagnotte avec un objectif de 100 000 livres — soit environ 135 000 dollars. Chaque euro compte dans cette course contre la montre. Le parcours d’Annie rappelle que les maladies cérébrales restent parmi les plus complexes à traiter.
Mais ce qui force le respect, c’est la suite. Annie a décidé de changer de cursus universitaire. Fini le génie chimique : elle veut étudier la biochimie pour se lancer dans la recherche clinique et la médecine génomique. Son objectif ? Aider d’autres patients comme elle à accéder à des traitements de pointe.
Lisa confie : « Son plus grand rêve, c’est de retourner à Newcastle en septembre. Retrouver ses amis, son petit boulot au stade St. James Park. » Et surtout, transformer son épreuve en moteur pour la science.
À 20 ans, Annie a survécu à une opération de 11 heures, perdu ses cheveux sous la radiothérapie, et traversé l’Europe pour se soigner. Elle n’a pas lâché. La prochaine fois que vous mettez un mal de tête sur le compte du stress, posez-vous une question : depuis combien de temps dure-t-il vraiment ?