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Adieu aux haies de thuyas : cet arbuste résiste au feu et va équiper tous les jardins dès 2027

Publié par Elodie le 10 Août 2026 à 6:05
Haie d'éléagnus verte dense dans un jardin ensoleillé

Pendant des décennies, la haie de thuyas a été LA valeur sûre de nos jardins. Pas chère, facile à tailler, elle formait un mur vert parfait pour se cacher des voisins. Sauf qu’aujourd’hui, ce petit bonheur de jardinier vire au cauchemar dès qu’un mégot mal éteint traîne à proximité. Un arbuste bien moins connu s’apprête à prendre sa place dans tous les jardins français.

Le thuya, cette bombe verte qu’on plantait sans le savoir

Dans les années 1980, le thuya a envahi les jardins français à une vitesse folle. Croissance rapide, feuillage persistant toute l’année, ombrage généreux : difficile de trouver plus pratique pour se protéger du regard des voisins sans attendre dix ans.

Mais ce succès cache un défaut de taille, littéralement explosif. Le feuillage dense du thuya accumule les matières sèches comme une éponge, et sa résine agit comme un accélérateur naturel. Résultat : en période de sécheresse, une haie de thuyas peut transformer un simple départ de feu en incendie incontrôlable en quelques minutes.

Ce phénomène n’est plus une hypothèse isolée. Avec des scénarios de canicule jugés de plus en plus probables par les modélisateurs, la question du risque incendie autour des habitations devient centrale. Les spécialistes de la prévention recommandent désormais d’éviter purement et simplement cette espèce à proximité des maisons, notamment dans les zones exposées aux feux de forêt.

L’éléagnus, la révélation qui séduit tous les paysagistes

Face à ce constat, les professionnels ont changé de stratégie. Selon le site espagnol OK Diario, un arbuste s’impose désormais comme la référence : l’éléagnus.

Son secret ? Un feuillage épais et persistant qui résiste bien mieux aux fortes chaleurs que celui du thuya. Il ne s’embrase pas aussi facilement, et il continue d’offrir la même intimité recherchée par les propriétaires. Cerise sur le gâteau : son entretien reste aussi simple que celui du thuya, sans nécessiter de compétences particulières en taille.

D’ici 2027, ce sont les paysagistes eux-mêmes qui devraient généraliser sa plantation, notamment dans les régions les plus exposées aux départs de feu. Un basculement discret mais significatif, qui accompagne une prise de conscience plus large sur la végétation qui borde nos habitations.

À l’image des pratiques ancestrales qui plaçaient déjà certaines plantations comme des barrières naturelles contre les flammes, ce retour à des essences plus résistantes n’est pas totalement nouveau. Il s’inscrit aussi dans une logique de gestion plus responsable des ressources et du végétal.

Mains taillant une haie résistante au feu avec cisailles

Le détail que personne ne vous dit sur les haies anti-feu

Comme le savaient déjà certains jardiniers d’autrefois, une seule espèce, même la plus résistante, ne suffit jamais à elle seule. Le laurier-tin fait partie des alternatives à considérer sérieusement : son feuillage et son bois, naturellement riches en humidité, brûlent beaucoup plus difficilement que ceux du thuya.

Il offre en prime des feuilles vert foncé et des fleurs blanches du plus bel effet. L’arbousier, le ciste, le lentisque ou encore le photinia complètent la liste des options à privilégier dans les zones sensibles.

Mais le vrai secret des paysagistes, c’est la diversité. Une haie composée d’une seule espèce reste vulnérable aux maladies et au feu. Plus elle mélange les variétés, plus elle résiste, aussi bien aux parasites qu’aux flammes qui pourraient s’y propager.

Autre point souvent négligé : la distance. Les professionnels recommandent de laisser au moins trois mètres entre la végétation et les façades de la maison. Un entretien régulier reste indispensable : taille, suppression des branches mortes, nettoyage du sol. Ce sont ces gestes simples, répétés chaque saison, qui réduisent réellement la quantité de combustible disponible autour de chez vous, un enjeu qui rejoint d’ailleurs les préoccupations sur les vagues de chaleur annoncées pour les prochains mois.

Le thuya n’a pas dit son dernier mot dans les catalogues de pépinière, mais son règne sur nos jardins touche visiblement à sa fin. Et si votre prochaine haie était aussi votre meilleure assurance contre le feu ?

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