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Après les Perséides, cette autre pluie d’étoiles filantes surgit fin août à 66 km/s

Publié par Cassandre le 25 Août 2026 à 16:42
Étoile filante traversant le ciel nocturne étoilé

Les Perséides viennent à peine de s’éteindre dans le ciel d’été que déjà, un nouveau rendez-vous se prépare. Discret, presque confidentiel, il n’a pas la réputation tapageuse de son grand frère du mois d’août. Pourtant, cette pluie d’étoiles filantes réserve une particularité que peu de Français connaissent : une vitesse hors norme, capable de faire tracer aux météores des traits lumineux d’une brutalité inhabituelle dans le ciel nocturne.

Une comète oubliée à l’origine du phénomène

Le nom sonne comme une énigme : les Aurigides. Chaque année, autour de la fin août et du début septembre, cette petite pluie d’étoiles filantes traverse discrètement le ciel français, loin de la notoriété des Perséides ou des futures Géminides de décembre. Son origine remonte à une comète baptisée C/1911 N1, plus connue sous le nom de Kiess.

En orbitant autour du Soleil, cette comète abandonne derrière elle des grains de poussière et de minuscules débris. Une traînée invisible, semée dans l’espace au fil des passages successifs. Quand la Terre croise cette traînée sur sa propre trajectoire, ces particules percutent l’atmosphère et s’enflamment, produisant ces éclairs furtifs que l’on appelle étoiles filantes.

Les astronomes gardent un souvenir particulier de cet essaim : certaines années ont livré des sursauts d’activité spectaculaires, bien au-dessus de la normale. Mais ces épisodes exceptionnels restent rares et imprévisibles, à l’image des phénomènes célestes que l’on scrute chaque saison, comme l’éclipse lunaire du mois d’août ou les prochaines pluies d’étoiles filantes de l’été.

La nuit à cocher sur le calendrier

En France, la fenêtre d’observation est désormais fixée : la nuit du lundi 31 août au mardi 1er septembre 2026. Le créneau le plus favorable se situe entre 2 heures du matin et l’aube, un horaire qui demande un minimum de motivation pour les lève-tôt comme pour les couche-tard.

Plus la nuit avance, plus la constellation du Cocher, appelée Auriga en latin, grimpe dans le ciel. C’est de cette zone que les météores semblent jaillir, par un simple effet de perspective bien connu des astronomes amateurs, comme pour les Perséides ou les futures Géminides de décembre.

Un détail vient toutefois compliquer la soirée : en 2026, une Lune particulièrement lumineuse sera présente cette nuit-là. Sa clarté risque de noyer les météores les plus faibles, ne laissant apparaître que les traits les plus intenses. Un contretemps qui n’annule pas le spectacle, mais qui invite à la patience et à choisir soigneusement son point d’observation.

Personne allongée observant le ciel étoilé la nuit

66 km/s : la vitesse qui change tout

La vitesse est justement ce qui distingue les Aurigides des autres essaims. Les particules issues de la comète Kiess pénètrent dans l’atmosphère à environ 66 km/s, une allure qui donne l’impression que le ciel se déchire brutalement, sans prévenir. Contrairement à d’autres pluies plus lentes, l’effet visuel est instantané et saisissant.

Il ne faut cependant pas s’attendre à une avalanche de météores. Le taux maximal théorique plafonne autour de six étoiles filantes par heure dans des conditions parfaites, et la présence de la Lune pourrait réduire ce chiffre déjà modeste. Rien à voir avec l’intensité des Perséides, qui peuvent atteindre 100 météores par heure lors de leur pic.

Aucun matériel n’est requis pour observer le phénomène : ni télescope, ni jumelles. Le mieux reste de s’allonger à l’œil nu, dans un lieu très sombre, loin de toute pollution lumineuse, en gardant une large portion du ciel dans son champ de vision. Privilégiez une vue dégagée vers l’est et le nord-est, sans pour autant fixer un seul point, car les Aurigides peuvent surgir n’importe où. Laissez ensuite vos yeux s’habituer à l’obscurité pendant 20 à 30 minutes, et rangez le téléphone : sa lumière ruine en quelques secondes l’accoutumance nocturne patiemment acquise.

Discrètes mais fidèles, les Aurigides offrent une dernière excuse pour prolonger les nuits d’été à la belle étoile avant que l’automne ne referme la fenêtre. Reste à espérer un ciel suffisamment clément et une Lune un peu plus discrète que prévu. Et vous, réserverez-vous cette nuit du 31 août pour tenter le coup ?

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