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À bientôt 80 ans, Donald Trump multiplie les visites à l’hôpital : ce que les Américains ne croient plus

Publié par Elodie le 27 Mai 2026 à 17:02

Un président qui file à l’hôpital trois fois en treize mois, ça ne passe plus inaperçu. Surtout quand ce président s’appelle Donald Trump et qu’il approche les 80 ans. La Maison Blanche parle d’examens de routine, mais les Américains ont de plus en plus de mal à y croire. Ecchymoses inexpliquées, jambes gonflées, somnolence en réunion… Les signaux s’accumulent, et les sondages traduisent un doute massif sur ses capacités à gouverner.

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Trois visites à Walter Reed en 13 mois : pourquoi ça inquiète

Mardi 26 mai 2026, Donald Trump s’est rendu à l’hôpital militaire Walter Reed, au nord de Washington, pour ce que la Maison Blanche qualifie de simple « check-up médical et dentaire ». Le problème, c’est que ce genre de visite devient une habitude. Le président avait déjà passé des examens en avril 2025, puis en octobre 2025. Lors de ce dernier rendez-vous, il avait subi un scanner ou une IRM « afin d’évacuer tout problème cardiovasculaire ».

Ce rythme interpelle, d’autant que Walter Reed n’est pas un cabinet médical ordinaire. Cet hôpital est réservé aux examens nécessitant des équipements médicaux lourds : scanners, IRM, analyses poussées. Or la Maison Blanche dispose déjà de son propre personnel et de ses propres installations pour les bilans classiques. Autrement dit, quand un président se déplace à Walter Reed, c’est rarement pour un simple contrôle dentaire.

Ecchymoses, somnolence, jambes gonflées : les signes qui alimentent le doute

Au-delà des visites hospitalières, c’est le corps de Donald Trump qui parle. Depuis plusieurs mois, des ecchymoses ont été observées à plusieurs reprises sur ses mains. Des gonflements au niveau des jambes ont aussi été remarqués. Plus frappant encore : le président est apparu somnolent lors de réunions officielles, un détail capté par les caméras et largement relayé.

En janvier 2025, Trump est devenu le président américain le plus âgé à avoir prêté serment. Un an et demi plus tard, il s’apprête à fêter ses 80 ans. L’ironie n’échappe à personne : c’est lui qui avait moqué l’état de santé de Joe Biden pendant son mandat, pointant sa fragilité physique et cognitive. Aujourd’hui, les mêmes interrogations se retournent contre lui avec une intensité croissante.

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Seulement 40 % des Américains croient encore en son acuité mentale

La question de l’aptitude d’un dirigeant n’a rien d’anodin, surtout quand les chiffres s’effondrent. Selon un sondage Washington Post-ABC News-Ipsos réalisé en avril 2026, seuls 40 % des personnes interrogées estiment que Trump possède l’acuité mentale nécessaire pour exercer ses fonctions, contre 47 % en septembre. Côté santé physique, la confiance est passée de 54 % à 44 % en huit mois.

Cette érosion est significative. Elle traduit un basculement de l’opinion qui dépasse les clivages partisans. Les Américains ne scrutent plus seulement les décisions de leur président, ils scrutent ses gestes, sa démarche, son regard. Chaque apparition publique devient un test de vitalité en direct. La Maison Blanche a beau marteler qu’il est en « excellente santé », le fossé entre le discours officiel et la perception populaire ne cesse de se creuser.

À bientôt 80 ans, Donald Trump fait face à un adversaire qu’aucune stratégie politique ne peut vaincre : le temps. Ses allers-retours à Walter Reed, les signaux physiques visibles et la chute des sondages dessinent un tableau que la communication officielle peine à maquiller. La vraie question est peut-être ailleurs : si la santé du président continue de se dégrader aux yeux de l’opinion, qui, dans son camp, osera poser le sujet sur la table ?

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