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Népal : au moins 4 touristes français portés disparus après une crue qui a fait 180 morts

Publié par Elodie le 27 Août 2026 à 10:21

Une vague de boue et de pierres a tout emporté sur son passage, sans prévenir. En quelques minutes, des routes, des maisons et des vies entières ont disparu sous les eaux, à la frontière du Népal et de la Chine. Ce qui semblait n’être qu’un accident géologique isolé se révèle être un drame d’ampleur, où des touristes français comptent désormais parmi les victimes.

Une région prisée des randonneurs, désormais coupée du monde

Le Népal attire chaque année des milliers de voyageurs venus fouler les sentiers de l’Himalaya. Randonneurs, alpinistes, curieux en quête de sommets vertigineux : cette région du monde n’a jamais manqué de charme pour les amoureux de grands espaces et de dépaysement. Mais ce mercredi 26 août, le décor de carte postale s’est transformé en zone de catastrophe.

Selon l’Office national du tourisme népalais, au moins 823 personnes restaient sans nouvelles jeudi matin, vingt-quatre heures après le passage de la crue. Parmi elles, 517 ressortissants étrangers, une proportion qui donne la mesure de l’attractivité touristique de cette zone frontalière. Les autorités locales, elles, avancent un bilan provisoire de 180 morts, un chiffre qui pourrait encore évoluer dans les prochains jours, comme c’est souvent le cas après ce type de catastrophe météorologique majeure.

Quatre Français parmi les disparus, une liste de nationalités qui s’allonge

C’est l’information qui a fait basculer ce drame lointain dans l’actualité française : au moins quatre touristes français figurent parmi les personnes portées disparues. L’annonce a été confirmée jeudi par l’Office national du tourisme du Népal, qui centralise les remontées de terrain au fur et à mesure que les secours progressent.

Vallée himalayenne dévastée par une crue de boue

La liste des disparus dessine une mosaïque de nationalités venues du monde entier. On y retrouve 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens. Un panorama qui rappelle à quel point cette partie de l’Himalaya reste un carrefour mondial, autant pour le trekking que pour l’ascension de sommets emblématiques.

L’origine du désastre : un glacier qui s’effondre comme un séisme

Derrière cette crue soudaine se cache un phénomène naturel d’une violence inhabituelle. Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), la vague dévastatrice trouve son origine dans l’effondrement d’un glacier, dont la puissance a été telle qu’elle a déclenché un séisme de magnitude 5,2. Cet effondrement a lui-même provoqué de nombreux glissements de terrain, aggravant encore la situation dans une région déjà fragile.

Ce type d’événement, encore relativement rare mais de plus en plus documenté, illustre la fragilité croissante des zones glaciaires face aux bouleversements environnementaux en cours. Un mur d’eau et de boue s’est ainsi abattu sur la vallée, emportant routes, habitations et leurs occupants sans laisser le temps de réagir.

Sur le terrain, l’armée népalaise a lancé des opérations d’évacuation d’urgence dès les premières heures. Les rotations d’hélicoptères ont déjà permis de secourir 105 personnes, tandis que du matériel médical et de l’aide humanitaire ont été largués dans les zones les plus isolées, coupées de tout accès routier.

Un glacier qui cède, un séisme provoqué par sa propre chute, des centaines de vies suspendues à l’issue des recherches : ce drame himalayen rappelle combien la montagne, aussi majestueuse soit-elle, reste imprévisible. Les prochaines heures diront si les quatre Français portés disparus figureront parmi les survivants retrouvés par les secours.

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