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Séisme au Venezuela : le bilan grimpe à 3 535 morts, l’ONU redoute jusqu’à 50 000 disparus

Publié par Elodie le 07 Juil 2026 à 12:25
Immeuble effondré après le séisme au Venezuela

Deux secousses en 39 secondes, et tout un pays qui bascule. Le 24 juin dernier, le Venezuela a été frappé par un double séisme d’une violence rare. Depuis, chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles. Le dernier bilan officiel, communiqué ce lundi 6 juillet, dépasse largement les précédentes estimations et laisse craindre un chiffre final bien plus lourd.

Un pays sous le choc depuis le 24 juin

Tout a commencé en quelques secondes. Le 24 juin, deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé le nord du Venezuela, à seulement 39 secondes d’intervalle. Une double claque géologique que peu de zones habitées peuvent absorber sans dégâts massifs.

Les images qui ont suivi rappellent d’autres catastrophes naturelles qui ont marqué l’actualité récente, comme certaines vagues de chaleur extrêmes qui mettent aussi les infrastructures à rude épreuve ailleurs dans le monde. Ici, ce sont les bâtiments qui n’ont pas tenu.

Le gouvernement vénézuélien a confirmé que 856 bâtiments sont aujourd’hui sinistrés. Des immeubles entiers, des maisons, des commerces : la carte des dégâts s’étend sur plusieurs régions du nord du pays, la zone la plus densément peuplée.

Face à l’ampleur de la catastrophe, la communauté internationale a rapidement dépêché des équipes de secours. Un scénario qui rappelle d’autres crises où les décisions politiques, comme lors de certaines tensions diplomatiques récentes, se jouent aussi sur le terrain humanitaire.

Le bilan s’alourdit jour après jour

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dimanche, le bilan officiel affichait 3 342 morts. Vingt-quatre heures plus tard, il grimpe à 3 535 morts, accompagnés de 16 740 blessés selon le communiqué gouvernemental diffusé ce lundi.

Une progression qui inquiète autant qu’elle interroge. Les autorités locales évitent soigneusement d’évoquer le nombre de disparus, un silence qui contraste avec les projections alarmantes venues d’ailleurs.

Les Nations unies, elles, n’ont pas cette prudence. Selon leurs estimations, le nombre de personnes disparues pourrait atteindre 50 000. D’autres projections, plus mesurées, avancent plutôt un chiffre proche de 10 000. L’écart entre ces deux fourchettes donne la mesure du chaos administratif qui règne sur place.

Plus de 17 000 personnes se retrouvent aujourd’hui sans logement. Beaucoup dorment dans les rues, d’autres se sont réfugiés dans les parcs de la capitale et des villes voisines, faute de structures d’accueil suffisantes.

Ce genre de bilan qui se dégrade au fil des jours n’est pas sans précédent : on l’a vu récemment lors de pannes d’électricité massives où les premières estimations sont souvent largement dépassées par la réalité du terrain.

Habitant sous le choc face aux décombres du séisme

La colère monte face à l’absence de réponses

Derrière les chiffres, il y a des familles entières qui attendent. Chercher un proche disparu sans réponse claire des autorités devient un calvaire qui s’étire de jour en jour, avec un espoir qui s’amenuise à mesure que le temps passe.

De nombreuses familles de disparus continuent activement leurs recherches, souvent seules, sans le soutien logistique nécessaire pour fouiller les décombres. Beaucoup ont exprimé publiquement leur colère envers la gestion de la crise par les pouvoirs publics vénézuéliens.

Le temps joue désormais contre les secours. L’espoir de retrouver des survivants sous les gravats est devenu quasiment nul, plus de dix jours après les secousses initiales. C’est un cap symbolique dans toute opération de ce type.

Conséquence directe de ce constat : les équipes de secours internationales commencent progressivement à quitter le territoire vénézuélien. Un retrait qui marque, de fait, la fin de la phase d’urgence et le début d’une autre bataille, celle de la reconstruction et du deuil collectif.

Reste une question qui plane sur tout le pays : combien de personnes manquent-elles réellement à l’appel ? Entre les 10 000 et les 50 000 disparus évoqués par les organisations internationales, le Venezuela devra vivre encore longtemps avec cette incertitude glaçante, celle de ne jamais connaître le véritable visage de sa tragédie.

Un bilan qui grimpe, des familles qui attendent, et un pays qui compte désormais ses morts par milliers. La reconstruction commence à peine, mais la vérité sur le nombre réel de victimes risque, elle, de ne jamais être totalement connue.

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