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« Une lâcheté absolue » : ce maire du Pas-de-Calais s’indigne après la mort de plusieurs chats empoisonnés

Publié par Cassandre le 24 Juil 2026 à 10:00

Dans une petite commune du Pas-de-Calais, l’horreur s’est invitée rue de l’Église. Plusieurs chats ont été retrouvés sans vie, victimes d’un empoisonnement volontaire qui a glacé tout un village. Le maire, lui, a décidé de ne rien laisser passer, et son message publié sur Facebook ne fait pas dans la nuance.

Des chats retrouvés morts rue de l’Église à Andres

Tout commence par une découverte macabre dans les rues d’Andres, petite commune du Pas-de-Calais. Plusieurs chats du quartier ont été retrouvés morts en l’espace de quelques jours, sans qu’aucune explication naturelle ne puisse justifier cette hécatombe soudaine. Très vite, les habitants s’inquiètent et alertent la mairie.

La zone concernée, la rue de l’Église, semble malheureusement être un point noir récurrent. D’autres félins restent aujourd’hui portés disparus, sans que leurs propriétaires n’aient de nouvelles.

Une situation qui rappelle à certains résidents des épisodes tout aussi troublants vécus par le passé, où des animaux revenaient mutilés ou ne rentraient tout simplement jamais.

Ce climat d’insécurité pour les animaux de compagnie n’est pas sans rappeler d’autres affaires qui secouent régulièrement la France, comme cette enquête sur une trace ADN inconnue qui relance un dossier resté sans réponse pendant des années.

Face à l’ampleur du phénomène, les langues se délient. Certains habitants racontent avoir déjà perdu un chat dans des circonstances similaires, année après année, sans jamais obtenir de réponse. Un silence pesant que la mairie entend justement briser, quitte à devoir mener sa propre enquête de terrain, un peu à l’image de ces initiatives locales qui, ailleurs, cherchent à démasquer des comportements dissimulés grâce à des méthodes inédites.

Le maire d’Andres dénonce des actes d’une « lâcheté absolue »

Allan Turpin, maire d’Andres, n’a pas mâché ses mots dans le communiqué publié sur ses réseaux sociaux. « C’est avec une profonde indignation que je condamne les actes d’une lâcheté absolue qui ont été commis ces derniers jours sur notre commune », écrit-il, visiblement bouleversé par la situation.

L’élu confirme que les animaux ont ingéré des appâts alimentaires contenant du produit anti-limaces, déposés volontairement dans les jardins et les abords des habitations. Une méthode redoutable et particulièrement cruelle, puisque ce type de substance provoque une mort lente et douloureuse chez les animaux qui l’ingèrent, sans distinction d’espèce.

Car les chats ne sont malheureusement pas les seules victimes de cet empoisonnement. Des hérissons ont eux aussi été tués, preuve que les appâts toxiques ont été disséminés sans aucun discernement, touchant toute la petite faune du quartier. Ce type de drame local, aussi tragique soit-il, s’inscrit dans une actualité où les questions de responsabilité et de justice reviennent sans cesse, un peu comme lorsqu’un salarié décide d’attaquer son employeur malgré une situation déjà favorable.

Allée de jardin avec granulés anti-limaces au sol

Une enquête ouverte, la gendarmerie sur le pied de guerre

Pour Allan Turpin, il n’est pas question de minimiser les faits en les qualifiant d’accident. « Ne nous trompons pas de mots : il ne s’agit pas d’accidents. Déposer du poison dans des appâts alimentaires est un acte volontaire dont le seul objectif est de donner la mort », martèle-t-il dans son communiqué, refusant toute forme de complaisance envers l’auteur ou les auteurs de ces empoisonnements.

La gendarmerie a été officiellement saisie du dossier et travaille désormais main dans la main avec la municipalité pour tenter d’identifier le ou les responsables. Une collaboration qui laisse espérer aux habitants qu’un tel acte ne restera pas impuni, même si la difficulté de recueillir des preuves matérielles dans ce genre d’affaire reste un obstacle de taille pour les enquêteurs.

Sur les réseaux sociaux, l’émotion est palpable. « J’ai un chat, je ne comprends pas pourquoi certaines personnes se permettent de tels agissements », écrit une internaute. Une autre se dit « profondément peinée pour ces chats », tandis qu’un troisième témoignage évoque un mal plus ancien encore : « Depuis de nombreuses années les chats disparaissent, ou reviennent la queue coupée. » Une phrase qui donne froid dans le dos et qui suggère que le problème dépasse largement le seul épisode récent.

Autant de messages qui traduisent la sidération d’une communauté entière, prise entre colère et impuissance. Certains habitants réclament désormais une surveillance renforcée du quartier, quand d’autres appellent simplement à la vigilance de tous pour protéger les animaux qui vivent encore librement dans les rues d’Andres.

Une chose est sûre : la mobilisation citoyenne, tout comme la fermeté affichée par le maire, montre qu’une partie du village refuse de laisser ce silence s’installer une fois de plus. Reste à savoir si la gendarmerie parviendra, cette fois, à mettre un nom sur ces actes d’une cruauté glaçante.

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