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« Umi s’est écroulée au sol » : sa chienne droguée au THC lors d’une promenade au bois de Vincennes

Publié par Elsa Fanjul le 02 Sep 2026 à 10:00
Chien allongé faible sur l'herbe dans un parc

Une promenade au bois de Vincennes, un moment banal du quotidien. Sauf que ce lundi-là, tout bascule en quelques minutes pour Alessia Malatesta et sa chienne Umi. Le regard vague, les pattes qui flanchent, l’animal s’effondre devant sa maîtresse impuissante. Ce qu’elle découvre ensuite sur l’origine de cette intoxication va la glacer, et pourrait concerner bien d’autres propriétaires de chiens.

Une balade tranquille qui vire au cauchemar

Ce lundi 13 juillet 2026, Alessia Malatesta et son compagnon promènent Umi comme chaque semaine au bois de Vincennes. La golden retriever de 3 ans a une petite manie connue de ses maîtres : elle a tendance à manger tout ce qu’elle trouve au sol, y compris des excréments. Une habitude qui pousse habituellement le couple à rester vigilant.

Mais ce jour-là, la chienne part quelques instants dans un bosquet. « Elle est partie dans un endroit qui ressemblait à des toilettes à ciel ouvert », raconte sa maîtresse. Le temps de la récupérer, le mal est déjà fait. Umi a ingéré une grande quantité de matières fécales, sans que personne ne se doute encore de la gravité de la situation.

Quelques minutes plus tard, les symptômes apparaissent. La chienne devient lente, comme au ralenti, avant de perdre l’usage de son train arrière. Un tableau clinique qui rappelle d’autres mésaventures animales observées récemment en pleine nature, où le danger surgit là où on l’attend le moins, jusque dans les recoins les plus insoupçonnés de nos espaces verts.

Le diagnostic tombe : une intoxication au THC

Aux urgences vétérinaires, le verdict est sans appel : Umi souffre d’une intoxication au THC, la molécule psychoactive du cannabis. La cause la plus probable : des résidus de drogue présents dans les excréments humains ingérés dans les fourrés.

« Elle s’est écroulée par terre, la tête au sol, le regard dans le vide », se souvient Alessia Malatesta, encore marquée par la scène. La fièvre de sa chienne fluctue dangereusement, malgré la climatisation de la clinique. Umi, incapable de marcher, est transférée pour une nuit de surveillance dans une seconde clinique vétérinaire.

Là, les équipes confirment le diagnostic et mettent en place un protocole d’urgence : perfusion et charbon actif pour capturer les substances toxiques encore présentes dans son organisme. Une nuit longue et angoissante, comparable à celle vécue par d’autres propriétaires confrontés à des situations sanitaires soudaines et inexpliquées. Au matin, le soulagement arrive enfin : « Quand on l’a récupérée, elle était… en lendemain de soirée », sourit la jeune femme, dont l’humour cache mal la frayeur des heures précédentes.

Table d'examen vétérinaire avec perfusion la nuit

Un danger qui dépasse le cas d’Umi

Alessia Malatesta, 29 ans, mesure aujourd’hui à quel point le danger a été proche. « Elle aurait pu garder des séquelles neurologiques à vie. Si ça avait été un chihuahua, elle y serait probablement passée, la dose aurait été létale », confie-t-elle, encore troublée par cette pensée.

Depuis, l’habitante de Nogent-sur-Seine a changé ses habitudes de promenade. Umi ne se détache plus, certains secteurs fréquentés par les taxis, les coureurs ou les fêtards sont désormais évités. La jeune femme plaide pour l’installation de toilettes publiques dans le bois, un aménagement qui protégerait aussi bien les chiens que la faune sauvage environnante.

Son cas ne serait d’ailleurs pas isolé. Elle évoque un autre couple dont le chien aurait été intoxiqué de la même manière, avec des symptômes toutefois moins violents. Durant l’été 2026, des pancartes anonymes sont apparues dans le bois de Vincennes, alertant sur plusieurs cas d’empoisonnement canin et appelant à la vigilance maximale.

Contactée sur ce point, la Ville de Paris tempère : aucun signalement officiel d’empoisonnement n’a été enregistré, ni par des propriétaires, ni par des associations de protection animale. Les affiches, non signées, ne permettent pas selon elle de confirmer les faits évoqués. Elle invite néanmoins les promeneurs à respecter les consignes de prévention affichées sur place.

Umi s’en est sortie, mais l’histoire laisse une leçon simple : un bosquet anodin peut cacher un vrai danger. Vigilance et laisse courte semblent, pour l’instant, les meilleurs remèdes contre l’imprévisible.

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