Il laisse ses 2 Jack Russells devenir « les plus obèses jamais vus » par la RSPCA

Deux petits Jack Russells, un salon au pays de Galles, et une histoire qui donne froid dans le dos. Cai et Lily étaient censés être des chiens joyeux et vifs, comme leur race le laisse deviner. Ce qu’ils sont devenus a bouleversé une inspectrice pourtant habituée aux pires situations.
Deux chiens transformés en boules de graisse à Swansea
Tout commence par une visite de routine à Swansea, au pays de Galles. Un officier de la RSPCA, Ethan Griffin, se rend chez William Johns, 68 ans, le 24 septembre. Ce qu’il découvre dépasse l’entendement : Cai, l’un des deux Jack Russells, est effondré au sol, couvert de traces d’urine.
L’animal est immédiatement conduit chez un vétérinaire. Le diagnostic tombe comme un couperet : insuffisance cardiaque en phase terminale. Un peu comme lorsqu’on découvre un danger caché derrière une apparence anodine, personne n’avait vu venir un tel drame chez ces deux petits chiens.
Lors d’une visite de suivi, les autorités demandent à Johns d’emmener aussi Lily chez un vétérinaire pour un bilan de poids et un régime adapté. Le propriétaire refuse alors de coopérer. Il faudra attendre plusieurs mois et l’intervention de la police du sud du Pays de Galles pour que la situation évolue enfin.
« Le plus obèse jamais vu » selon une inspectrice de 15 ans d’expérience
Le 14 décembre, l’inspectrice Gemma Cooper se rend une nouvelle fois sur place, accompagnée d’officiers de police. Lily est saisie ce jour-là. Ce que Cooper découvre la marque durablement, elle qui pratique ce métier depuis quinze ans.
« Quand j’ai voulu la prendre des mains du policier, il était difficile de la tenir comme un chien normal, tant son corps était rond et compact », explique-t-elle. « En quinze ans d’expérience comme inspectrice de la RSPCA, je n’avais jamais vu un chien aussi en surpoids. »
La chienne pèse alors 14,2 kilos, un poids catastrophique pour un Jack Russell dont le gabarit normal tourne autour de 6 à 8 kilos. Un vétérinaine qui l’examine attribue à Lily un score de condition corporelle de 9 sur 9, le maximum possible, quand un score de 5 correspond à un poids sain. La chienne peine à respirer durant toute sa consultation.
Cai, de son côté, n’aura pas cette chance. Son cœur, épuisé par des années de surcharge pondérale, ne tient plus. Un vétérinaire tranche : l’euthanasie est la seule option pour lui éviter davantage de souffrance. Une décision terrible, qui rappelle à quel point le bien-être animal dépend entièrement de l’attention qu’on lui porte.

La justice tranche, mais Lily reprend vie
Face au tribunal, d’autres affaires de négligence animale récemment jugées au Royaume-Uni montrent que ce type de dossier n’est malheureusement pas isolé. William Johns plaide coupable pour deux infractions à l’Animal Welfare Act de 2006. Le verdict tombe : interdiction de détenir des animaux pendant 15 ans, et une peine de huit mois de prison avec sursis pendant deux ans.
Le tribunal évoque des circonstances atténuantes. L’homme souffre de la maladie de Parkinson et d’une mobilité réduite après l’amputation d’une jambe. Des éléments qui expliquent en partie la négligence, sans pour autant l’excuser aux yeux de la loi. Il devra aussi régler 400 livres de frais de justice et 187 livres de contribution aux victimes.
Mais l’histoire de Lily prend un tournant plus lumineux. Placée sous régime alimentaire strict par la RSPCA, elle perd plus de deux kilos dès le premier mois de soins. Un rétablissement rapide qui contraste violemment avec l’état dans lequel elle a été trouvée, un peu à la manière de ces retournements inattendus qu’on retrouve parfois dans des enquêtes similaires menées au pays de Galles.
La chienne va désormais être proposée à l’adoption par l’association, débarrassée de son fardeau et prête à retrouver une vie de chien normal, active et légère.
Un chien qui pèse deux fois son poids idéal, ce n’est jamais un détail : c’est un signal d’alarme que personne n’aurait dû ignorer aussi longtemps. Combien d’animaux souffrent aujourd’hui en silence, faute d’un regard extérieur pour tirer la sonnette d’alarme à temps ?