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Après 121 ans sans y arriver, ce zoo américain accueille un bébé porc-épic jamais vu

Publié par Elsa Fanjul le 10 Sep 2026 à 11:00
Bébé porc-épic blotti contre sa mère au zoo

Un zoo centenaire vient de connaître une première absolue. Depuis son ouverture, jamais un bébé porc-épic n’y avait vu le jour. Ce petit événement animalier cache en réalité une mécanique scientifique méconnue, pensée pour sauver toute une espèce en captivité.

Un zoo centenaire face à une première inédite

Le zoo et aquarium de Point Defiance, situé à Tacoma dans l’État de Washington, existe depuis 121 ans. Jamais, en plus d’un siècle d’existence, l’établissement n’avait accueilli la naissance d’un coendou, ce porc-épic à queue préhensile originaire d’Amérique. C’est désormais chose faite depuis le 17 août 2026, selon un communiqué relayé par le zoo lui-même.

Cette naissance ne doit rien au hasard. Les parents, baptisés Nigel et Quillow, avaient été réunis en juillet 2024 par les équipes du zoo. L’objectif : les faire se reproduire dans le cadre d’un programme international de préservation génétique. Un peu comme certains élevages contrôlés, la gestion des populations animales en captivité obéit à des règles précises et suivies de près.

Ce type de naissance rare rappelle à quel point la préservation des espèces peut dépendre de décisions humaines minutieuses, loin des projecteurs. D’autres histoires animalières insolites, comme celle de ce porcelet au visage étonnant, montrent que la nature réserve encore bien des surprises aux soigneurs.

Un programme international pour éviter la consanguinité

Derrière cette union entre Nigel et Quillow se cache l’Association des zoos et aquariums (AZA), organisme nord-américain qui orchestre des rapprochements entre animaux issus de différents établissements accrédités. Le but est simple sur le papier, complexe dans les faits : constituer des populations captives génétiquement diversifiées, pour éviter les problèmes liés à la consanguinité.

Ce type de démarche rappelle les recherches menées sur des populations animales isolées, où la diversité génétique devient un enjeu de survie sur le long terme. Chez les coendous, la rareté des naissances en captivité rend chaque nouveau-né précieux pour les scientifiques.

Une semaine après sa venue au monde, le jeune animal a subi un premier bilan de santé complet : cœur, poumons, yeux et bouche ont été examinés, tout comme sa prise de poids. Les vétérinaires ont également prélevé quelques piquants afin de réaliser un test ADN et déterminer son sexe. Le zoo a publié une vidéo de cet examen sur TikTok, où elle a déjà dépassé les 455 000 vues, signe de l’engouement du public pour ces découvertes animales, comparable à celui suscité par certaines créatures mystérieuses récemment mises en lumière.

Vétérinaire examinant les piquants d'un jeune coendou

Une queue qui pèse près de 10 % de son poids

Selon le magazine People, le bébé coendou restera un moment caché des regards du public, aux côtés de ses parents. Le temps de grandir, de prendre des forces, et de développer les capacités propres à son espèce, adaptée à la vie dans les arbres.

Sa particularité la plus frappante reste sa queue préhensile, qui représente près de 10 % de son poids total. Elle lui sert littéralement de cinquième membre pour se suspendre aux branches, une adaptation qui distingue le coendou des porcs-épics terrestres plus communs, comme le flamant rose tire sa couleur de son alimentation plutôt que de sa naissance.

La France a déjà vécu un événement similaire en 2017. Au parc Biotropica, dans l’Eure, un coendou était alors né pour la première fois dans un zoo français, rapporte le communiqué officiel du zoo américain. À l’époque, une trentaine seulement de ces porcs-épics arboricoles vivaient dans l’ensemble des zoos européens, ce qui donne la mesure de la rareté de chaque naissance de ce type, où qu’elle survienne dans le monde.

Une naissance, 121 ans d’attente, et une queue qui vaut à elle seule tout un manuel de survie animale. De quoi rappeler que derrière chaque petit événement de zoo se cache parfois une stratégie scientifique bien plus large qu’il n’y paraît.

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