Un influenceur terrifié est mutilé et grièvement blessé par un requin lors d’une attaque éclair alors qu’il faisait de la plongée avec tuba aux Fidji

Un premier plongeon en apnée, une caméra qui tourne, et puis tout bascule en quelques secondes. C’est l’histoire de Henry Gibbs, un créateur de contenu néo-zélandais spécialisé dans la pêche, qui a vécu son pire cauchemar au large des côtes fidjiennes.
Ce qui devait être une simple session de chasse sous-marine s’est transformé en course contre la montre pour sauver sa jambe. Son témoignage, aussi lucide que troublant, révèle une erreur que beaucoup de plongeurs commettent sans le savoir.
Une première plongée à Fidji qui vire au cauchemar
Le 18 juillet, Henry Gibbs se jette à l’eau pour l’une de ses toutes premières sessions de pêche sous-marine à Fidji. Rien d’inhabituel dans son approche : de la chasse en apnée, un peu d’agitation autour du bateau, le bruit caractéristique des fusils harpons. Sauf qu’un requin gris de récif, présent dans les parages, commence à changer de comportement.
L’animal se met à tourner en cercles serrés sous les plongeurs, de plus en plus agité. Un signal que l’influenceur, filmant la scène pour ses 113 000 abonnés, admet aujourd’hui avoir sous-estimé. Ce genre de mésaventure aquatique n’est pas sans rappeler d’autres histoires marquantes, comme ces attaques de requins qui ont poussé les nageurs australiens à changer leurs habitudes de baignade.
Le requin finit par foncer droit sur le bateau, dans un sprint impressionnant qui aurait dû alerter tout le monde bien avant. Une agressivité que Gibbs ne parvient toujours pas à expliquer totalement, même après coup. Ce type d’imprévisibilité animale rappelle à quel point la nature reste un territoire qu’on ne maîtrise jamais complètement, un thème qui traverse aussi certains comportements animaliers étranges observés ailleurs dans le monde.

L’attaque qui a bien failli lui coûter la jambe
Quand la morsure survient, tout va très vite. Les autres plongeurs présents réagissent immédiatement, extraient Henry Gibbs de l’eau et tentent de stopper l’hémorragie avant de foncer vers l’hôpital le plus proche. La blessure à la jambe droite est sévère, au point que les médecins évoquent d’emblée un risque réel d’amputation.
Ce sont finalement quatre opérations chirurgicales et une greffe de peau qui permettront de sauver son membre. Un parcours médical long et éprouvant, mais qui se solde par un miracle inespéré : Gibbs conserve sa jambe intacte et retrouve l’usage complet de son pied. De quoi relativiser, comme souvent, l’ampleur du danger réel face à la peur qu’inspirent ces prédateurs marins.
Dans son message posté le 24 juillet, l’influenceur ne cache rien de sa vulnérabilité du moment. Il évoque une chance immense d’avoir survécu à un tel choc, et une gratitude renouvelée envers la vie elle-même. Une réaction qui tranche avec l’image souvent hostile véhiculée autour des squales, à mille lieues des récits terrifiants qu’on associe parfois à d’autres phénomènes inexpliqués comme cette étrange faille sibérienne qui continue de s’élargir.

La leçon qu’il retient de sa mésaventure
Le plus frappant dans le témoignage d’Henry Gibbs, c’est l’absence totale de rancune envers l’animal. Il le formule sans détour : il évoluait dans l’environnement du requin, en train de chasser sa nourriture. Une lucidité rare chez une victime, qui préfère tirer des enseignements concrets plutôt que d’alimenter la peur ambiante autour des squales.
Son conseil principal tient en une phrase : dès que le comportement d’un requin change, il faut immédiatement mettre fin à la plongée. Les cercles serrés, l’agitation croissante, le sprint vers le bateau, tous ces signaux auraient dû suffire à écourter la sortie bien avant la morsure.
Une règle simple, mais que l’adrénaline du moment fait souvent oublier, un piège cognitif qu’on retrouve dans bien d’autres situations à risque, comme ces alertes météo que certains choisissent d’ignorer malgré les signaux.
Autre détail troublant qu’il partage : plusieurs incidents similaires impliquant des requins gris de récif concerneraient des plongeurs portant des combinaisons camouflage, plutôt que du noir uni classique dans les zones tropicales. Une piste qui reste à creuser, mais qui a de quoi faire réfléchir avant le prochain voyage en eaux chaudes.
Il insiste enfin sur un point essentiel : ne jamais évaluer le danger uniquement à la taille de l’animal, une erreur qu’il reconnaît avoir lui-même commise ce jour-là.
Henry Gibbs s’en sort avec sa jambe, ses souvenirs et une règle d’or gravée à vie : quand un requin change d’attitude, il n’y a plus de question à se poser, il faut sortir de l’eau. La mer reste son territoire à lui, pas le nôtre. Et vous, referiez-vous confiance à l’océan après un tel récit ?