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Au visage presque humain, ce Shih Tzu albinos devait être euthanasié : il vit aujourd’hui au Pérou

Publié par Elsa Fanjul le 25 Oct 2026 à 11:05
Gros plan sur un petit chien blanc à la truffe rose

Une truffe rose, des yeux clairs, un regard qui semble presque vouloir dire quelque chose. Berry, un Shih Tzu né sans la moindre pigmentation, intrigue tous ceux qui croisent sa photo. Pourtant, derrière ce petit visage attendrissant se cache une histoire qui a failli s’arrêter net, pour un simple critère d’élevage. Voici ce qui s’est joué, et qui a changé son destin.

Un chiot en pleine forme, mais « hors standard » : le critère qui a tout fait basculer

Dans l’univers de l’élevage, chaque race a son cahier des charges. Couleur de la truffe, teinte des yeux, allure générale : tout se mesure, tout se compare. Un chiot qui sort du cadre peut se retrouver écarté, même s’il va très bien.

C’est ce qui est arrivé à Berry, un Shih Tzu né dans un élevage familial. Selon La Stampa, le petit chien est venu au monde avec une absence totale de pigmentation, liée à l’albinisme. Sa truffe rose et ses yeux clairs le distinguaient aussitôt du standard de sa race.

L’albinisme n’est ni une maladie qui se transmet en caressant l’animal, ni un trait de caractère. C’est une particularité génétique rare, qui efface la couleur là où elle devrait apparaître. Pour un éleveur très attaché aux apparences, cela peut pourtant suffire à classer un animal comme « non conforme ».

On connaît la fascination que suscitent les visages d’animaux qui ressemblent aux nôtres, comme ce porcelet « au visage humain » qui avait intrigué. Mais pour Berry, l’enjeu n’avait rien d’une curiosité de réseaux sociaux.

Car ce physique atypique, qui attire aujourd’hui les regards attendris, était justement ce qui le mettait en danger. Et le plus troublant, c’est la manière dont ce visage agit sur celles et ceux qui le découvrent.

Ce regard « presque humain » qui trouble tout le monde, et la sentence qui pesait sur lui

Dans son cas, l’absence de pigment ne passe pas inaperçue. D’après le récit de La Stampa, sa truffe rose, ses yeux clairs et ses dents légèrement apparentes lui donneraient une expression d’une rare intensité. Beaucoup parlent d’un visage presque humain.

Ce n’est pas un hasard si ce type de physionomie nous touche autant. Nous sommes programmés pour lire des émotions sur les visages, y compris ceux des chiens. Quand les yeux sont clairs et que rien ne vient masquer les traits, le moindre mouvement du museau paraît chargé de sens.

Ce phénomène n’est pas sans rappeler la façon dont les chiens penchent la tête quand on leur parle, un geste qui nous fait fondre alors qu’il répond à une tout autre logique. Notre cerveau projette volontiers des intentions sur ces expressions.

Chez Berry, cette expressivité hors norme n’a pourtant pas pesé lourd face aux règles de l’élevage. Le jeune chien, un animal sain, a été jugé sur ce qu’il n’était pas : un Shih Tzu conforme.

Et c’est là que l’histoire prend un tour dramatique. Toujours selon La Stampa, en raison de son albinisme, Berry aurait été voué à l’euthanasie par des éleveurs attachés au respect strict des normes esthétiques. Un verdict fondé uniquement sur son apparence, alors que rien n’indique qu’il était malade.

Cette décision en dit long sur le poids des préjugés physiques, qui peuvent menacer la vie de créatures parfaitement saines. Le compte à rebours était lancé. Qui a bien pu intervenir à temps ?

Main appliquant de la crème solaire sur le museau d'un chien

Le sauvetage in extremis qui a envoyé Berry de l’autre côté de l’Atlantique

Avant de connaître la suite, un détour s’impose par les réflexes à avoir quand un chien est en danger : l’histoire de Berry rappelle que la vie d’un animal tient parfois à la décision d’une seule personne.

Dans son cas, cette personne a un visage collectif. D’après La Stampa, une famille bienveillante a choisi d’ignorer les diktats esthétiques de l’élevage pour offrir au petit chien une véritable chance. Le sauvetage se serait joué in extremis, évitant ce que le journal décrit comme un dramatique gâchis.

Aucune prouesse spectaculaire, aucun détail rocambolesque n’est rapporté. Juste un refus : celui de considérer qu’un chien sans couleur n’a pas de valeur. Parfois, tout commence par ce simple refus.

Et la suite est bien plus douce que le début. Berry vit aujourd’hui au Pérou, dans son foyer, aux côtés d’une autre compagne canine. Selon le récit, il y mène une existence paisible et joyeuse, loin de l’élevage qui l’avait écarté.

C’est la réponse au titre : celui que l’on jugeait sans valeur est devenu le centre d’un foyer. Sa présence apporterait une dose quotidienne de bonheur à sa famille, et rappellerait que la valeur d’un être ne dépend pas de sa conformité.

Reste une question concrète que se posent beaucoup de lecteurs : comment vit-on au quotidien avec un chien sans pigment ? La réponse n’a rien d’anecdotique.

Vivre avec un chien albinos : ce que change l’absence de mélanine

Le point essentiel tient en un mot : le soleil. La mélanine protège naturellement la peau et les yeux des rayons ultraviolets. Sans elle, l’animal y est plus sensible, ce qui impose des précautions spécifiques lors des promenades.

Concrètement, il convient d’appliquer des protections solaires adaptées sur les zones fragiles, comme le museau. Il faut aussi limiter l’exposition pendant les heures chaudes. Pour Berry, la truffe rose est justement l’une de ces zones à surveiller.

Les yeux demandent la même vigilance. Une attention particulière préserverait le confort visuel du chien au fil des saisons. Dans le doute sur le produit à choisir ou la fréquence, le vétérinaire reste le meilleur interlocuteur.

Rien de tout cela ne fait de Berry un animal fragile au quotidien. Ces gestes demandent surtout de l’attention et un peu d’organisation. Une routine, en somme, comme celle de n’importe quel propriétaire qui adapte ses sorties à son compagnon.

Ce que l’histoire de Berry change dans notre regard sur les chiens « imparfaits »

L’histoire de ce Shih Tzu dépasse largement son cas personnel. Elle pose une question simple : que fait-on des animaux qui ne rentrent pas dans la case ? Selon La Stampa, changer de regard sur les imperfections physiques permettrait de faire évoluer les mentalités vers plus d’inclusivité.

Adopter un animal présentant une anomalie génétique ou une différence visible est une démarche qui demande de l’engagement. Mais ces compagnons hors du commun témoigneraient d’une affection débordante lorsqu’ils se sentent en sécurité et aimés pour ce qu’ils sont.

Cette idée de seconde chance résonne avec une réalité bien plus large : en France, les refuges sont saturés, et plus de 84 000 chiens et chats ont été refusés faute de place en 2025. Des animaux attendent un foyer, bien avant de poser la question de leur apparence.

Berry, lui, n’a pas eu besoin de race parfaite pour être aimé. Le lien qui l’unit à sa famille repose sur autre chose, et certaines races sont réputées pour cette intensité, comme le montrent ces 10 races aux liens émotionnels les plus profonds avec leurs maîtres.

Chaque animal possède sa personnalité et son charme propre. Accepter ses particularités renforcerait la complicité et créerait des souvenirs en famille. Et l’histoire de Berry en est la meilleure preuve, de l’autre côté de l’Atlantique.

Berry devait disparaître pour une couleur qu’il n’avait pas ; il vit désormais pour l’affection qu’il donne. Reste à savoir ce que les animaux nés différents peuvent encore nous apprendre : ce bébé tortue à deux têtes surveillé jour et nuit dans le Var a lui aussi des choses à raconter.

Et si vous croyez tout savoir de l’amour que l’on porte à son chien, ce que cet homme a fait avec un mètre ruban avant d’enterrer le sien pourrait bien vous surprendre.

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