Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Animaux

« Je sors avec sa cousine » : l’excuse fragile d’un jeune de 26 ans jugé pour trafic à Villeparisis

Publié par Cassandre le 05 Oct 2026 à 10:00
Homme assis dans le box d'un tribunal correctionnel

Un contrôle de routine, un chien qui promène son maître, et voilà toute une histoire qui bascule. À Villeparisis, en Seine-et-Marne, deux hommes ont été interpellés le 17 septembre avec un arsenal qui n’a rien d’anodin. Jugés en comparution immédiate, ils ont livré des explications qui laissent les magistrats pour le moins circonspects.

Un contrôle qui tourne à la découverte explosive

Tout commence par un contrôle de police banal dans les rues de Villeparisis. Les forces de l’ordre interpellent deux hommes dont l’attitude suscite des questions. Rapidement, l’un des deux, le passager du véhicule, refuse de communiquer le code de son téléphone portable, un geste qui constitue en soi une infraction.

Ce genre d’obstruction n’est pas rare dans les affaires de trafic présumé, mais elle attire toujours l’attention des enquêteurs. Une perquisition est alors menée au domicile du suspect. Et là, la découverte change complètement la nature de l’affaire.

Les policiers mettent la main sur un fusil à pompe et plus de 3 kilogrammes de stupéfiants. Une saisie suffisamment lourde pour justifier une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Meaux, quelques jours plus tard seulement.

Deux versions, une seule explication qui tient difficilement

Face aux juges, l’un des deux hommes, un habitant de Villemomble en Seine-Saint-Denis âgé de 26 ans, refuse catégoriquement toute implication dans un trafic organisé. Son nom, selon les informations rapportées par Le Parisien, serait Yanis.

« Non, je ne fais pas de livraison de drogue avec lui. On va manger ensemble, c’est tout. Je sors avec sa cousine », aurait-il déclaré, cherchant à minimiser sa présence aux côtés de son coprévenu lors de multiples déplacements en Île-de-France.

Une défense qui peine à convaincre, tant les habitudes de ce type de dossier judiciaire révèlent des schémas répétitifs. Les mains jointes derrière le dos, l’accusé tente aussi de justifier son refus de livrer le code de son téléphone aux policiers, invoquant des raisons purement intimes.

Fusil à pompe et sachets de drogue saisis par la police

Une excuse déjà entendue par les magistrats

« Il y a des photos de ma copine dedans, je ne voulais pas qu’ils les voient », aurait expliqué le jeune homme pour justifier son refus. Une phrase que les autorités entendent régulièrement dans ce type de procédure, tant elle relève d’un argument classique face à un refus d’obtempérer numérique.

Le refus de communiquer le code d’un téléphone lors d’une enquête constitue une infraction distincte, punissable indépendamment des faits principaux reprochés. Ce détail pèsera dans l’appréciation du tribunal, aux côtés des éléments matériels retrouvés lors de la perquisition.

Avec un fusil à pompe et plus de trois kilos de stupéfiants découverts à son domicile, le second homme se retrouve, lui, en position bien plus délicate face à l’accusation. L’affaire, jugée en comparution immédiate, illustre la rapidité avec laquelle la justice traite désormais ce genre de dossier quand les preuves matérielles sont accablantes.

Reste à savoir si le tribunal de Meaux aura été convaincu par l’histoire du repas entre amis et de la promenade du chien. Une chose est sûre : à Villeparisis, un contrôle de routine a suffi à faire tomber tout un pan d’un trafic présumé. Et si la prochaine excuse était encore plus originale ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *