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Un wallaby de 5 mois débarque chez le vétérinaire : une première en 24 ans de carrière

Publié par Elsa Fanjul le 07 Juil 2026 à 10:40
Jeune wallaby debout sur table d'examen vétérinaire

Un chat, un chien, un cochon d’Inde… la routine, quoi. Sauf que ce jour-là, dans la salle d’attente d’une clinique de Loire-Atlantique, c’est un tout autre genre de patient qui a pointé le bout de son museau. Un animal qu’on croise plutôt en Australie que dans le bocage nantais. Et pour la vétérinaire aux commandes, malgré des années à soigner des bêtes improbables, ce jour-là est resté gravé.

Une salle d’attente pas comme les autres à Nort-sur-Erdre

La scène se passe à la clinique vétérinaire de la Varenne, à Nort-sur-Erdre, une commune de Loire-Atlantique. D’ordinaire, on y croise des chats, des chiens, des lapins, parfois des hamsters. Rien de très exotique, en somme. Un quotidien classique, presque routinier pour l’équipe soignante, un peu à l’image d’autres particularités animales qui intriguent les propriétaires.

Mais ce jour-là, le programme a pris une tournure inattendue. Un client, déjà connu de la clinique pour avoir possédé un élevage de paons, s’est présenté avec un animal bien plus surprenant sous le bras : un wallaby.

De quoi surprendre même les habitués. Car si les comportements animaux insolites passionnent souvent le grand public, voir débarquer un marsupial australien dans une clinique de campagne française reste un événement suffisamment rare pour marquer les esprits, y compris ceux des professionnels du secteur.

Séverine Glouzouic, 24 ans de carrière et une première inédite

Séverine Glouzouic exerce la médecine vétérinaire depuis 24 ans. Un quart de siècle passé à soigner à peu près tout ce qui a un poil, une plume ou une carapace.

« Au cabinet, nous soignons beaucoup de chiens, de chats, de lapins, de cochons d’Inde, d’hamsters. Nous allons aussi à domicile, où je m’occupe beaucoup de bovins ou encore d’alpagas », détaille-t-elle. Un panel déjà large, qui pourrait presque rivaliser avec certains souvenirs d’un autre temps tant la diversité est grande.

« Et là, ce wallaby, c’est un juste milieu », ajoute-t-elle en souriant. Une formule qui résume bien l’ambiance : entre étonnement professionnel et curiosité assumée. Car malgré cette expérience conséquente, jamais la vétérinaire n’avait reçu de wallaby directement au cabinet.

Une anecdote qui rappelle que même les métiers les plus établis réservent encore leur lot de surprises, un peu comme certaines rencontres inattendues entre humains et animaux peuvent bousculer une journée ordinaire.

Cage de transport avec serviettes dans clinique vétérinaire

Willy, cinq mois et déjà sa propre puce d’identification

Le wallaby en question s’appelle Willy. Il n’a que cinq mois, un âge encore tendre pour ce marsupial habituellement natif d’Australie et de Nouvelle-Guinée. La visite avait un objectif précis, loin de l’anecdote pure.

« Il est venu pour une visite de contrôle et pour réaliser son identification, lui mettre une puce », précise Séverine Glouzouic. Une démarche classique pour n’importe quel animal domestique, mais qui prend une tournure singulière quand le patient est un marsupial sauvage transporté dans une cage.

Justement, la manipulation n’a rien d’anodin. Willy reste, malgré son jeune âge et sa docilité apparente, un animal sauvage. Il a donc fallu redoubler de précautions pour l’examiner sans le stresser inutilement, une prudence qui s’applique généralement aux animaux non domestiqués, qu’il s’agisse d’alpagas ou de bovins reçus habituellement à domicile.

« Cela fait partie de notre métier, qui est un métier de passion », confie la vétérinaire, visiblement enthousiaste malgré la nouveauté de la situation. Une phrase qui résume assez bien l’état d’esprit d’une profession où l’imprévu fait partie du décor, où chaque nouvelle espèce représente un défi et une curiosité supplémentaire à apprivoiser.

Ce genre d’histoires locales, aussi modestes soient-elles, rappellent que la France abrite une faune bien plus variée qu’on ne l’imagine, entre élevages atypiques et propriétaires passionnés prêts à tout pour le bien-être de leurs compagnons pas comme les autres.

Un wallaby chez le véto en pleine Loire-Atlantique : voilà le genre d’histoire qui fait sourire tout un village. Et si le prochain patient improbable était déjà en route vers une clinique près de chez vous ?

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