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J’ai envoyé mon RIB à un inconnu : ce qu’un escroc peut en faire m’a fait agir dans l’heure

Publié par Mathieu le 21 Juil 2026 à 13:10
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Un RIB, ça paraît anodin. Trois lignes de chiffres qu’on envoie par mail sans y penser, entre deux emails professionnels.

Sauf que ce petit bout de papier peut ouvrir une brèche financière insoupçonnée. Et le pire, c’est que la fraude ne ressemble pas du tout à ce qu’on imagine.

Pas de virement massif qui vide le compte d’un coup. Non, quelque chose de bien plus sournois, qui peut durer des semaines sans que personne ne s’en rende compte.

Femme inquiète vérifiant son RIB sur son téléphone

L’erreur que presque tout le monde commet avec son IBAN

Beaucoup pensent qu’un IBAN ne sert qu’à recevoir de l’argent. Faux, archi-faux.

Entre de mauvaises mains, ces chiffres deviennent une porte d’entrée vers des prélèvements SEPA totalement bidons. Des escrocs créent de fausses autorisations de prélèvement, imitent des signatures qui n’existent nulle part, et se font parfois passer pour votre opérateur télécom ou votre fournisseur d’énergie.

Le plus inquiétant ? Les banques ne vérifient quasiment jamais l’authenticité de ces signatures lors du premier passage informatique. Le système est pensé pour la fluidité, pas pour la méfiance. Une faille que cette arnaque au faux RIB qui a coûté 96 400 euros à un notaire illustre parfaitement.

Pourquoi ce vol ne ressemble à aucun autre

Ici, pas de gros montant qui alerte immédiatement. Les réseaux criminels préfèrent la patience.

Ils programment des petits prélèvements, souvent sous les 50 euros, espacés dans le temps. Résultat : les alertes automatiques des banques ne se déclenchent pas, et la victime met parfois des mois à réaliser ce qui se passe.

Combinées à d’autres données personnelles trouvées en ligne, ces informations bancaires peuvent aussi servir à construire une véritable usurpation d’identité. Un cocktail redoutable, comme le montre ce retraité qui a découvert 3 000 véhicules immatriculés à son nom.

Main consultant un relevé bancaire suspect sur smartphone

Le réflexe qui fait toute la différence

Face à cette technique du prélèvement discret, une seule parade fonctionne vraiment : la surveillance active.

Éplucher ses relevés bancaires régulièrement, comme on inspecterait un jardin pour repérer les premiers signes d’une invasion de nuisibles. Au moindre débit qui sonne faux, il faut réagir tout de suite, sans attendre.

Un appel à sa banque permet de déclencher une alerte urgente et de mettre le compte sous surveillance renforcée. Si le prélèvement vient d’être généré, une opposition immédiate peut encore bloquer le transfert avant qu’il ne parte définitivement.

Chaque minute compte. Plus le temps passe, plus les escrocs ont l’occasion de disparaître derrière de faux noms, un peu comme dans cette arnaque au distributeur qui a coûté 2 000 euros à une retraitée de 85 ans.

Ce que la loi vous doit vraiment

Bonne nouvelle : la réglementation protège plutôt bien les victimes de ce genre de fraude.

Dans la zone SEPA, chaque personne dispose de 13 mois pour contester une transaction non autorisée. Une fois la contestation validée, la banque a l’obligation de rembourser intégralement la somme, agios compris.

Elle doit reconstituer la situation exactement comme si le vol n’avait jamais eu lieu. Mais encore faut-il monter un dossier solide, avec preuves et échanges écrits, pour éviter toute contestation de la banque.

L’outil que presque personne n’active

Une fois la tempête passée, il existe une solution technique redoutablement efficace et pourtant largement ignorée : la liste blanche.

Ce paramétrage transforme le compte bancaire en véritable citadelle. Seuls les créanciers explicitement autorisés par le titulaire du compte peuvent effectuer un prélèvement.

Tous les autres sont automatiquement rejetés par le système, sans exception. Une façon légale de mettre son compte à l’abri des prélèvements frauduleux que les banques oublient étrangement de mettre en avant.

Combinée à une vérification régulière des relevés, cette barrière bloque net la plupart des tentatives, anciennes comme nouvelles. De quoi retrouver une vraie tranquillité d’esprit.

La question à se poser dès maintenant

Comprendre le mécanisme, c’est déjà la moitié du chemin vers la protection.

Reste une question simple, mais qui fait toute la différence : à quand remonte votre dernière vérification complète de la liste des créanciers autorisés à prélever sur votre compte ? Si vous ne savez pas répondre, c’est peut-être le bon moment pour vous en soucier, avant qu’un inconnu ne s’en charge à votre place.

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