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Dans les comptes de Marc, contrôleur aérien à Aix-en-Provence à 4 100 € nets par mois

Publié par Mathieu le 13 Sep 2026 à 19:01

Marc, 41 ans, travaille comme contrôleur aérien au centre en route de la navigation aérienne près d’Aix-en-Provence. Il touche 4 100 € nets par mois, primes de service incluses. Un salaire confortable, mais qui cache des horaires décalés et une pression permanente. Voici comment il répartit chaque euro, poste par poste.

Contrôleur aérien concentré dans une salle de contrôle

Un salaire qui grimpe vite avec l’ancienneté

Marc a intégré la Direction générale de l’aviation civile après le concours d’ingénieur du contrôle de la navigation aérienne, à 24 ans. « Au début, on touche environ 2 400 € nets, se souvient-il. Après 15 ans de carrière et les qualifications sur plusieurs secteurs, on grimpe vite. »

Son salaire de base atteint 3 200 € nets. S’ajoutent une prime de qualification de 450 €, une prime de risque liée aux horaires de nuit et de week-end de 380 €, et une indemnité de résidence de 70 €. Total : 4 100 € nets par mois, calculés sur 12 mois.

Les rythmes de travail sont particuliers : vacations de 6h à 8h, avec des semaines à 32 heures compensant la pénibilité des horaires décalés. « On travaille moins d’heures qu’un salarié classique, mais la concentration exigée est totale, prévient Marc. Une seconde d’inattention et les conséquences peuvent être dramatiques. »

Le crédit immobilier, poste numéro un

Marc vit avec sa compagne et leurs deux enfants dans un pavillon à Vitrolles, à 20 minutes du centre de contrôle. Ils ont acheté il y a huit ans : leur mensualité de crédit s’élève à 1 180 € sur 22 ans restants.

La taxe foncière, lissée sur l’année, représente 145 € par mois. L’assurance habitation coûte 38 €, et l’assurance emprunteur 62 €. « On a négocié le taux à l’époque, on était à 1,8 %, ça nous sauve aujourd’hui », note-t-il.

Sa voiture, un SUV familial, lui coûte 210 € de crédit mensuel, plus 95 € d’assurance auto. L’essence pour ses trajets domicile-travail et les sorties familiales grimpe à 160 € par mois.

Famille dînant ensemble dans une cuisine chaleureuse

Les abonnements pèsent aussi dans la balance : 45 € pour la box internet et le téléphone fixe, 35 € pour deux forfaits mobiles, 25 € pour Netflix et Disney+ combinés. La mutuelle familiale, obligatoire et plutôt complète, coûte 165 € par mois pour les quatre membres du foyer.

Deux enfants, deux budgets qui s’additionnent

Les courses alimentaires pour une famille de quatre représentent le plus gros poste variable : 680 € par mois, cantine scolaire des enfants incluse à hauteur de 90 €. « On mange bien, on privilégie le local, mais avec deux ados qui grandissent, la note grimpe vite », résume Marc.

Les activités extrascolaires des enfants (foot pour l’un, conservatoire de musique pour l’autre) coûtent 110 € mensuels. S’ajoutent les vêtements, comptés à 90 € en moyenne lissée sur l’année.

Le couple sort au restaurant environ deux fois par mois, pour un budget de 120 €. Les loisirs personnels de Marc — vélo de route et quelques sorties entre collègues — représentent 60 € supplémentaires.

Les vacances, lissées sur douze mois, pèsent 280 € : un séjour à la montagne l’hiver, deux semaines dans le Var l’été. « On ne part pas très loin, mais on tient à ces moments en famille, c’est sacré avec nos horaires », confie-t-il.

Ce qui reste vraiment à la fin du mois

Une fois toutes les charges fixes et variables déduites, il reste environ 490 € à Marc chaque mois. Cette somme part presque intégralement dans l’épargne : 350 € sur une assurance-vie ouverte pour les études futures des enfants, 140 € sur un livret A pour les imprévus.

« Je sais que je pourrais me faire plus plaisir, mais avec ce métier, mieux vaut avoir un matelas de sécurité, glisse-t-il. On ne sait jamais si une réforme va toucher nos primes ou nos horaires. » Le couple n’a aucun autre crédit en cours à part le prêt immobilier.

Marc envisage de passer chef de salle d’ici cinq ans, une évolution qui ajouterait environ 300 € nets mensuels. « Ce serait plus de responsabilités, mais aussi plus de stabilité financière pour la retraite, un sujet qu’on n’envisage plus comme avant », reconnaît-il.

Avec 4 100 € nets, Marc gagne près de deux fois le salaire médian français, qui tourne autour de 2 100 € nets par mois selon l’Insee. « On n’est pas dans le luxe, mais on ne se prive de rien d’essentiel, résume-t-il. Ce qui compte, c’est qu’on dorme tranquilles la nuit, même si mon métier, lui, ne dort jamais vraiment. »

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