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Dans les comptes de Grégoire, dessinateur-projeteur en bâtiment à Clermont-Ferrand à 2 260 € nets par mois

Publié par Mathieu le 18 Sep 2026 à 19:01

Grégoire, 34 ans, dessinateur-projeteur dans un bureau d’études en structure à Clermont-Ferrand, gagne 2 260 € nets par mois. Il vit avec sa compagne, professeure des écoles, dans un appartement qu’ils louent ensemble depuis trois ans. Voici comment il répartit chaque euro de sa paie, entre loyer partagé, crédit auto et petite épargne du dimanche soir.

Dessinateur-projeteur travaillant sur des plans de structure

Un salaire technique, loin des clichés d’ingénieur

Grégoire dessine des plans de structures en béton armé et en charpente métallique pour des immeubles de bureaux et des entrepôts logistiques. Bac+2 en génie civil, dix ans d’expérience, il touche 2 260 € nets par mois en CDI, primes comprises.

« Les gens confondent souvent mon métier avec celui d’architecte ou d’ingénieur structure, alors que je suis technicien », explique-t-il. « Je fais tourner les logiciels de modélisation, mais c’est l’ingénieur qui valide les calculs. »

Son salaire de base tourne autour de 2 050 € nets. S’ajoute une prime d’intéressement versée en mai, environ 1 400 € brut répartis sur l’année, soit 115 € nets lissés chaque mois.

Il perçoit aussi des titres-restaurant à 9,50 € par jour travaillé, dont 5,70 € pris en charge par l’employeur. Pas d’heures supplémentaires dans son bureau : les 35 heures sont strictement respectées.

Le loyer partagé, poste qui pèse le moins lourd

Grégoire et sa compagne louent un T3 de 62 m² dans le quartier des Carmes à Clermont-Ferrand. Le loyer s’élève à 720 € charges comprises, dont il paie la moitié : 360 €.

« On a eu de la chance, c’est un ancien collègue de ma compagne qui nous a laissé l’appart en partant à Lyon », précise-t-il. « Le marché local est bien moins tendu qu’à Lyon ou Bordeaux. »

Sa part d’assurance habitation revient à 8 € par mois. Il rembourse aussi un crédit auto pour sa Peugeot 208 d’occasion, achetée 11 000 € il y a deux ans : 195 € par mois pendant encore dix-huit mois.

Homme faisant le plein d'essence pour ses trajets domicile-travail

L’assurance auto, formule intermédiaire, lui coûte 52 € mensuels. Sa mutuelle santé complémentaire, souscrite en dehors de celle de l’entreprise pour de meilleures garanties dentaires, s’élève à 44 €.

Côté abonnements, il paie 24,99 € pour son forfait mobile 100 Go, 34,90 € pour la box internet fibre, et partage un abonnement Netflix à 8 € avec sa compagne. Sa carte de transport en commun, qu’il utilise deux jours par semaine pour varier avec la voiture, coûte 22 € par mois.

Ses impôts sur le revenu, prélevés à la source, représentent 145 € mensuels. Au total, ses dépenses fixes personnelles atteignent 880 € — un poste plutôt léger comparé à d’autres salaires équivalents dans des villes plus chères.

Les dépenses variables, où l’essence pèse plus que prévu

Grégoire fait ses courses seul pour sa part du foyer, environ 210 € par mois chez Leclerc et sur le marché des Carmes le samedi matin. « J’aime bien acheter les légumes au marché, c’est pas plus cher qu’en grande surface ici », note-t-il.

Son budget essence grimpe à 95 € mensuels : il fait 35 kilomètres aller-retour chaque jour pour rejoindre son bureau d’études, situé en zone industrielle à Cournon-d’Auvergne.

Les sorties restaurant et bar avec des collègues ou amis représentent environ 90 € par mois, plus 40 € pour le cinéma et les concerts occasionnels. Son budget shopping, essentiellement des vêtements techniques pour ses sorties en montagne, oscille autour de 55 € mensuels.

La grande passion de Grégoire, c’est l’escalade. Il paie 38 € par mois pour sa licence de club et l’accès à la salle de bloc, plus environ 25 € en matériel lissés sur l’année.

Ses vacances, lissées sur douze mois, représentent environ 130 € : un séjour en Espagne avec sa compagne l’été dernier, et un week-end ski dans le Sancy chaque hiver. Le budget variable total tourne autour de 683 € par mois.

Ce qu’il reste : une épargne modeste mais régulière

Une fois salaire, dépenses fixes et dépenses variables passés en revue, il reste à Grégoire environ 697 € chaque mois. Une partie file directement sur un livret A : 250 € automatiques dès réception du salaire.

« Je me suis fixé cette règle il y a deux ans, sinon je dépense tout », confie-t-il. « Le reste, je le garde comme marge de sécurité, ça part vite en imprévus. »

Le solde restant, environ 447 €, sert de tampon pour les dépenses ponctuelles : réparations, cadeaux, ou petit extra du mois. Grégoire n’a pas d’autre crédit que celui de sa voiture, et ne possède pas encore de bien immobilier.

Avec sa compagne, ils envisagent d’acheter dans les deux ans à venir, quand le crédit auto sera terminé. « On regarde déjà des annonces sur le secteur de Chamalières, mais on veut d’abord finir de rembourser la voiture », précise-t-il.

Un rapport à l’argent sans excès ni privation

« Je ne me sens pas riche, mais je ne me prive pas non plus », résume Grégoire. « Le vrai luxe, c’est de vivre dans une ville où le loyer ne bouffe pas la moitié du salaire. »

Avec 2 260 € nets, Grégoire se situe légèrement au-dessus du salaire médian français, qui avoisine 2 100 € nets par mois selon les dernières données de l’Insee. Sa situation illustre bien ces écarts de niveau de vie selon les régions, où un salaire moyen peut offrir un confort très différent selon la ville. Reste que dans un secteur du bâtiment et de la construction en tension, son profil technique pourrait bien voir sa rémunération progresser dans les prochaines années.

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