Dans les comptes de Marc, gendarme en Moselle à 2 290 € nets par mois
Marc, 34 ans, gendarme en zone rurale en Moselle, gagne 2 290 € nets par mois, primes comprises. Logé en caserne avec sa compagne et leurs deux enfants, il jongle entre astreintes, gardes de nuit et vie de famille. Voici comment il répartit chaque euro de son salaire.
Un salaire gonflé par les primes, mais des horaires qui pèsent lourd
Marc touche un traitement de base d’environ 1 780 € nets, auquel s’ajoutent l’indemnité de sujétions spéciales de police (ISSP) et diverses primes liées aux astreintes et gardes de nuit. Au total, son bulletin de paie affiche 2 290 € nets par mois, un montant qui varie légèrement selon le nombre d’heures de nuit effectuées.
« Le salaire de base ne fait pas rêver, c’est vraiment les primes qui font la différence », confie-t-il. Sa compagne, aide-soignante à temps partiel, perçoit 1 340 € nets par mois. Le couple touche aussi 140 € d’allocations familiales pour leurs deux enfants de 6 et 9 ans.

Ce mois-ci, Marc a également effectué deux gardes supplémentaires, rémunérées 45 € chacune. « Ça paraît peu, mais sur l’année, ça finance les vacances », précise-t-il. Un détail qui change tout dans un budget serré.
Le logement en caserne, un avantage qui a un revers
Étant gendarme, Marc bénéficie d’un logement de fonction en caserne : un F4 pour lequel il verse une redevance de 310 € par mois, charges comprises. Un loyer largement inférieur au marché local, mais qui l’oblige à rester disponible en permanence pour son unité.
« On économise sur le loyer, mais on ne coupe jamais vraiment avec le boulot », résume-t-il. L’assurance habitation coûte 18 € par mois, et l’électricité, en partie mutualisée avec la caserne, revient à 65 € mensuels.
Les deux voitures du foyer représentent un poste important : 210 € de crédit auto pour la Clio de Marc, et 95 € d’assurance pour les deux véhicules. Le carburant, avec les trajets domicile-brigade et les déplacements de sa compagne, grimpe à 160 € par mois.

Les abonnements téléphone et internet coûtent 55 € au total, la mutuelle familiale 78 €, et les frais de cantine scolaire des enfants 90 € par mois. Marc rembourse aussi un crédit à la consommation de 140 € pris pour financer des travaux chez ses parents. Reste à voir ce qu’il consacre au quotidien.
Entre courses pour quatre et petits plaisirs comptés
Les courses alimentaires pour une famille de quatre personnes représentent le plus gros poste variable : 480 € par mois, réparties entre le supermarché de la commune voisine et un drive une fois par semaine. « On essaie de limiter le gaspillage, avec deux enfants ça part vite », note Marc.
Le couple s’autorise un restaurant en famille environ deux fois par mois, pour un budget de 70 € au total. Les loisirs des enfants (foot et danse) coûtent 55 € mensuels, activités auxquelles s’ajoutent les fournitures scolaires lissées sur l’année, soit environ 25 € par mois.
Marc consacre 40 € par mois à ses propres loisirs : un abonnement salle de sport à tarif préférentiel via la gendarmerie et quelques sorties entre collègues. Sa compagne dépense environ 50 € en vêtements et soins pour elle et les enfants.
Le budget vacances, lissé sur douze mois, atteint 130 € : le couple part une semaine en camping l’été, souvent près de la famille pour limiter les frais d’hébergement. « On ne part pas loin, mais on part quand même », glisse Marc. Un choix qui laisse justement une marge pour la suite.
Un reste à vivre confortable, mais pas extensible
En additionnant les deux salaires du foyer (2 290 € pour Marc, 1 340 € pour sa compagne) et les allocations, le budget familial atteint environ 3 770 € nets par mois. Une fois toutes les charges fixes et variables déduites, il reste environ 380 € en fin de mois.
Marc en place systématiquement 200 € sur un livret A, réservés aux imprévus et aux vacances. « Je sais que je devrais épargner plus, mais avec deux enfants et les crédits en cours, on ne peut pas faire de miracle », admet-il.
Le couple envisage d’acheter un bien immobilier dans les prochaines années, une fois le crédit auto remboursé. Pour l’instant, le logement de fonction leur permet de souffler et de mettre un peu d’argent de côté chaque mois.
« On n’est pas riches, mais on vit bien pour la région », résume Marc. Avec un salaire médian net en France autour de 2 100 € par mois selon l’Insee, son revenu se situe légèrement au-dessus de la moyenne, un confort relatif qu’il doit largement aux primes et à son logement de caserne.
- 20/07/2026 à 08:02Cet article est une escroquerie, tout est faux. Changez de métier faites de la politique vous pourrez mentir à votre guise
- 20/07/2026 à 07:24c est quoi cet article!!!! D où un gendarme est payé en heures de nuit...Il es militaire et de ce fait à une solde non variable (à ne pas confondre avec un salaire qui lui peut varier en fonction des heures).Ce n est clairement pas du journalisme...Faites autre chose de votre vie que d écrire ce genre d article qui trompe les lectures qui ne connaissent rien au métier que vous évoquez et qui malheureusement diffuseront vos fausses informations.
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