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Dans les comptes de Solveig, hôtesse de l’air à Nice à 2 240 € nets par mois

Publié par Mathieu le 07 Août 2026 à 19:01

Solveig, 33 ans, hôtesse de l’air pour une compagnie basée à Nice, gagne 2 240 € nets par mois en moyenne. Un chiffre qui bouge selon les mois, les vols de nuit et les indemnités de repas à l’étranger. Voici comment elle répartit chaque euro, entre un loyer qui grimpe et des semaines parfois passées loin de son studio.

« Les gens s’imaginent qu’on gagne des fortunes parce qu’on voyage. En réalité, la base est plutôt modeste, c’est tout ce qui vient autour qui fait la différence », raconte-t-elle.

Un salaire qui dépend du nombre d’heures de vol

Le salaire fixe de Solveig s’élève à 1 480 € nets par mois, calculé sur une base d’ancienneté de sept ans dans la compagnie. À cela s’ajoutent des primes de vol variables, entre 550 et 720 € selon le nombre d’heures effectuées dans le mois.

Elle touche aussi des indemnités de restauration lors des escales, autour de 180 € mensuels non imposables. « Certains mois je vole beaucoup, d’autres beaucoup moins, ça dépend des plannings et de la saison », précise-t-elle.

Hôtesse de l'air face à un avion au coucher du soleil

En période estivale, avec la hausse du trafic vers Nice, ses primes grimpent nettement. En janvier ou février, en revanche, le fixe redevient quasiment son seul revenu stable.

Au total, sur l’année, son revenu moyen se stabilise autour de 2 240 € nets par mois, primes et indemnités incluses. Un montant confortable, mais qui varie assez pour rendre la gestion du budget plus délicate qu’un salaire fixe classique.

Le loyer niçois qui pèse lourd dans la balance

Solveig loue un studio de 28 m² dans le quartier de Fabron, à dix minutes de l’aéroport. Le loyer s’élève à 720 € charges comprises, un montant qui a grimpé de 60 € en deux ans avec la tension du marché locatif azuréen.

Elle paie 38 € d’assurance habitation et 42 € d’électricité en moyenne, un peu plus l’hiver avec le chauffage électrique. Son forfait mobile et sa box internet lui coûtent 45 € au total, groupés chez le même opérateur.

La mutuelle santé, indispensable avec un métier qui l’expose au décalage horaire et aux virus en avion, lui revient à 58 € par mois. Elle a aussi une assurance prévoyance spécifique au personnel de cabine, à 22 €, qui couvre l’inaptitude médicale au vol.

Studio niçois avec budget et factures sur la table

Côté abonnements, elle a gardé Netflix et Spotify, soit 22 € mensuels, « le minimum vital quand on passe autant de nuits d’hôtel seule », dit-elle en riant. Sa carte de transport en commun niçoise, utilisée les jours où elle ne prend pas sa voiture pour l’aéroport, coûte 30 €.

Au total, ses charges fixes atteignent environ 977 € par mois. Un chiffre qui laisse une marge correcte, mais qui grimpe vite si elle doit prendre l’avion pour ses propres vacances plutôt que d’utiliser ses billets réduits d’employée.

Ce que son métier lui coûte vraiment au quotidien

Ses courses alimentaires lui coûtent environ 210 € par mois, un montant relativement bas car elle mange souvent en escale, repas pris en charge par la compagnie. « Certains mois je ne fais quasiment pas de courses, d’autres je remplis le frigo à ras bord », explique-t-elle.

L’entretien de sa peau et de ses cheveux, mis à rude épreuve par l’air sec des cabines, représente un poste non négligeable : 65 € en soins et produits spécifiques. Son uniforme demande aussi un pressing régulier, 35 € mensuels.

Elle dépense environ 140 € en sorties et restaurants lors de ses jours de repos, souvent avec des collègues croisées sur d’autres bases. Le shopping, vêtements et accessoires compris, lui coûte en moyenne 95 € par mois.

Son budget essence et parking à l’aéroport, indispensable pour rejoindre son lieu de travail à toute heure, grimpe à 110 €. Enfin, elle lisse un budget vacances personnelles de 90 € par mois, même si elle profite aussi de tarifs réduits sur certains vols.

Au total, ses dépenses variables atteignent environ 745 € mensuels. Un montant maîtrisé, mais qui grimpe vite les mois où elle enchaîne les escales lointaines et les achats impulsifs entre deux vols.

Ce qu’il reste vraiment à la fin du mois

En additionnant charges fixes et dépenses variables, Solveig dépense environ 1 722 € par mois. Il lui reste donc en moyenne 518 € d’épargne, un montant qui varie fortement selon ses primes de vol du mois.

Elle place systématiquement 200 € sur une assurance-vie ouverte à ses 28 ans, et garde le reste sur un livret A pour ses envies ponctuelles. « Je sais que je devrais épargner plus, mais avec un métier aussi instable niveau planning, j’aime garder de la souplesse », confie-t-elle.

Elle n’a aucun crédit en cours, ayant renoncé pour l’instant à l’achat immobilier à Nice, jugé « hors de portée avec mon salaire seul ». Son projet, à moyen terme : passer chef de cabine, un poste qui ajouterait environ 300 € nets mensuels à sa rémunération actuelle.

« On me demande souvent si je voyage gratuitement partout, la réalité c’est que je passe surtout ma vie en horaires décalés », résume-t-elle. Avec 2 240 € nets, elle se situe légèrement au-dessus du salaire médian français, qui tourne autour de 2 100 € nets selon les dernières données de l’Insee, mais dans une ville où le coût de la vie grignote vite cet avantage.

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