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Dans les comptes de Ludivine, orthodontiste salariée à Angers à 3 350 € nets par mois

Publié par Mathieu le 01 Août 2026 à 19:01

Ludivine a 34 ans, elle est orthodontiste salariée dans un cabinet de groupe à Angers. Après huit ans d’études et deux ans de remplacements, elle a enfin un poste stable en CDI. « Les gens pensent qu’un orthodontiste roule sur l’or, mais salariée, ce n’est pas du tout le même monde que libérale », prévient-elle d’emblée.

Son salaire net mensuel tourne autour de 3 350 €, un chiffre confortable mais loin des clichés sur les dentistes. Elle vit seule dans un T3, rembourse encore un prêt étudiant, et essaie de mettre de côté sans trop se priver. Voici comment se répartissent ses revenus, mois après mois.

Un salaire de cadre, mais pas d’astreintes libérales

Ludivine touche un salaire brut de 4 900 € par mois, ramené à environ 3 350 € nets après cotisations. Elle a négocié ce montant à l’embauche, sachant qu’un orthodontiste salarié gagne généralement entre 3 000 et 4 500 € nets selon l’ancienneté et la région.

Elle perçoit aussi une prime d’intéressement du cabinet, versée une fois par an, entre 1 500 et 2 500 € selon les résultats. Lissée sur douze mois, cette prime représente environ 165 € supplémentaires par mois dans son budget réel.

« Je gagne bien ma vie, mais je n’ai pas la patientèle et les revenus d’un libéral installé », précise-t-elle. Le choix du salariat lui permet de ne pas avoir à gérer les charges d’un cabinet, les investissements en matériel ou les emprunts professionnels.

Orthodontiste souriante dans son cabinet dentaire

Le loyer et les charges qui pèsent sur son budget

Ludivine loue un T3 de 62 m² dans le centre d’Angers, pour 830 € charges comprises. Le marché immobilier angevin reste plus abordable que Nantes ou Rennes, mais les loyers ont grimpé ces dernières années dans l’hypercentre.

Elle rembourse aussi un prêt étudiant contracté pendant ses années de fac dentaire, à hauteur de 340 € par mois, pour encore trois ans. Ce crédit, souvent oublié dans les discussions sur les professions médicales, pèse lourd dans son budget.

Son assurance auto lui coûte 65 € mensuels, et sa mutuelle santé — plus complète qu’une base, car elle veut être bien couverte — s’élève à 78 €. Elle a aussi une assurance responsabilité civile professionnelle obligatoire, prélevée par le cabinet à hauteur de 45 € par mois.

Côté abonnements, elle compte 42 € pour son forfait mobile et sa box internet, et 24 € pour deux plateformes de streaming. Ses impôts sur le revenu, prélevés à la source, représentent environ 480 € mensuels selon son taux personnalisé.

Jeune femme consultant son budget mensuel à table

Les dépenses variables : du sport, des sorties, et un poste qui surprend

Les courses alimentaires de Ludivine s’élèvent à environ 320 € par mois, elle privilégie les circuits courts et le marché du samedi matin près de chez elle. « J’aime bien cuisiner, ça me détend après une journée à poser des bagues », confie-t-elle en riant.

Elle sort au restaurant ou prend un verre avec des amis environ deux fois par semaine, ce qui représente un budget de 180 € mensuels. Son abonnement à une salle de sport lui coûte 55 € par mois, une habitude qu’elle tient à garder malgré des semaines chargées.

Le shopping vêtements et cosmétiques varie selon les mois, mais elle budgète environ 150 € en moyenne. Elle possède une voiture qu’elle utilise peu en semaine, avec un plein d’essence tous les quinze jours, soit environ 100 € mensuels.

Un poste qui surprend souvent : elle dépense 90 € par mois en formations continues et congrès professionnels, une obligation dans son métier pour rester à jour sur les techniques. Ses vacances, lissées sur l’année, représentent environ 220 € mensuels, entre un séjour au ski l’hiver et une semaine en Espagne l’été.

Ce qu’il reste, et pourquoi elle épargne malgré tout

Une fois toutes ces dépenses passées, il reste à Ludivine environ 520 € qu’elle place chaque mois. Elle a ouvert un PEA depuis deux ans et alimente aussi un Livret A pour son épargne de précaution.

« Je sais que je pourrais épargner encore plus si j’arrêtais le sport et les restos, mais je refuse de vivre comme une moine pour un compte en banque bien rempli », explique-t-elle. Elle garde en tête un projet d’achat immobilier d’ici trois ou quatre ans, une fois son prêt étudiant soldé.

Son objectif reste de constituer un apport confortable, tout en profitant de sa vie de jeune active. Elle n’exclut pas non plus de s’installer un jour en libéral, ce qui changerait complètement l’équation de son budget.

Avec ses 3 350 € nets mensuels, Ludivine se situe largement au-dessus du salaire médian français, qui avoisine 2 100 € nets selon l’Insee. « Je n’ai clairement pas à me plaindre, mais je reste prudente : entre le loyer, le crédit étudiant et les impôts, tout n’est pas extensible », résume-t-elle.

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