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Dans les comptes de Romain, technicien de laboratoire vétérinaire à Reims à 2 220 € nets par mois

Publié par Mathieu le 21 Sep 2026 à 19:01

Romain, 33 ans, analyse des prélèvements sanguins et fécaux d’animaux toute la journée dans un laboratoire vétérinaire privé à Reims. Il gagne 2 220 € nets par mois, un salaire qu’il juge « correct sans être extraordinaire » pour un métier technique peu connu du grand public. Voici comment il répartit chaque euro qui tombe sur son compte.

Célibataire, il vit seul dans un studio près du centre-ville et partage son temps entre son travail et sa passion pour l’aquariophilie. « Les gens pensent que je suis vétérinaire, je dois toujours corriger », rigole-t-il.

Technicien de laboratoire vétérinaire souriant dans son laboratoire

Le salaire, les primes et ce qui tombe chaque mois

Romain touche 2 220 € nets fixes, versés par le laboratoire d’analyses vétérinaires qui l’emploie depuis six ans. Ce montant inclut une prime d’ancienneté de 80 € intégrée à son salaire de base depuis l’an dernier.

Il perçoit aussi une prime de fin d’année équivalente à un demi-mois de salaire, versée en décembre. Lissée sur douze mois, elle représente environ 92 € supplémentaires chaque mois dans son budget réel.

Pas d’heures supplémentaires dans son cas : son laboratoire fonctionne en horaires fixes, sans astreinte le week-end. « C’est un vrai confort, je sais exactement combien je vais gagner chaque mois », précise-t-il.

Au total, son revenu mensuel moyen tourne donc autour de 2 312 €, primes comprises. Un chiffre stable qui lui permet de planifier ses dépenses sans mauvaise surprise.

Le loyer, les charges et tout ce qui part avant même d’y penser

Son studio de 32 m² lui coûte 480 € de loyer, charges comprises, dans un quartier calme proche de la gare de Reims. Une somme qu’il juge raisonnable comparée aux prix parisiens qu’il a fuis après ses études.

L’électricité et le gaz individuels lui reviennent à 65 € par mois en moyenne, avec des pics en hiver pour chauffer son studio ancien. Il a investi dans des rideaux thermiques l’an dernier pour limiter la casse.

Studio meublé chaleureux avec vélo près de l'entrée

Son assurance habitation coûte 12 € mensuels, sa mutuelle santé complémentaire 38 €, et son forfait mobile avec data illimitée 15 €. Il a résilié sa box internet fixe pour ne garder que son partage de connexion 4G, économisant ainsi 20 € par mois.

Côté transport, Romain a vendu sa voiture il y a deux ans : le laboratoire est accessible à vélo en quinze minutes. Il paie seulement 38 € d’abonnement TCL pour les trajets occasionnels en bus, notamment l’hiver.

Ses abonnements streaming (Netflix et Spotify) lui coûtent 18 € au total. Au chapitre impôts, sa mensualité de prélèvement à la source s’élève à 95 €, calculée sur son revenu fiscal de référence de l’année précédente.

Total des charges fixes : environ 761 € par mois, un poste qu’il maîtrise plutôt bien grâce à des choix assumés, comme l’abandon de la voiture.

Les courses, les sorties et l’argent qui file sans qu’on s’en rende compte

Romain dépense environ 280 € par mois en courses alimentaires, cuisinant seul la plupart du temps. « Je fais mes courses au marché couvert le samedi, c’est moins cher que le supermarché pour les légumes », explique-t-il.

Il s’autorise deux restaurants par mois avec des amis, pour un budget d’environ 90 € au total. Rien d’excessif, mais un vrai moment de sociabilité qu’il ne veut pas sacrifier.

Son budget aquariophilie, sa passion depuis l’adolescence, représente environ 60 € mensuels : nourriture pour poissons, entretien du matériel, achats ponctuels de nouvelles espèces. « Je sais que ça paraît anecdotique, mais c’est mon vrai plaisir du mois », confie-t-il.

Le shopping vêtements reste limité à 40 € en moyenne, car Romain n’achète que par nécessité. Ses loisirs (cinéma, jeux vidéo, sorties diverses) lui coûtent environ 70 € par mois.

Il met de côté 100 € mensuels pour ses vacances, prévoyant un voyage en Europe de l’Est chaque été. Ce budget lissé lui permet de partir sans piocher dans son épargne de précaution.

Au total, ses dépenses variables atteignent environ 640 € par mois, un montant stable qu’il suit scrupuleusement grâce à une application de gestion de budget.

Ce qui reste à la fin du mois

En additionnant revenus et dépenses, Romain calcule qu’il lui reste environ 911 € chaque mois. Une marge confortable pour un célibataire sans charge de famille ni crédit immobilier en cours.

Il place 300 € automatiquement sur un livret A dès réception de son salaire, une habitude prise dès son premier emploi. « Je préfère épargner avant de dépenser, sinon je ne le fais jamais », reconnaît-il.

Le reste, environ 611 €, sert de matelas de sécurité ou finance des projets ponctuels : renouvellement de matériel photo, cadeaux, imprévus. Il n’a aucun crédit en cours, ni voiture ni consommation.

Son objectif à moyen terme : accumuler assez pour un apport immobilier dans les cinq prochaines années. « Je ne suis pas pressé, mais je sais que je veux acheter un jour, ici ou ailleurs », résume-t-il.

Avec ses 2 220 € nets, Romain se situe légèrement au-dessus du salaire médian français, qui avoisine 2 100 € nets par mois selon les dernières données disponibles. « Je ne roule pas sur l’or, mais je vis bien et j’épargne, c’est déjà beaucoup », conclut-il simplement.

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